1923
Apparition du pneumatique "Ballon".
- Première 24 h du Mans (23.5)
- Emile Coquille (administrateur et directeur des Roues Rudge-Whitworth) engage 100.000 F pour l'organisation d'une épreuve de longue durée au Salon de Paris 1922
Georges Durand, secrétaire générale de l'Automobile-Club de l'Ouest et Charles Faroux, spécialiste de l'automobile à l'Auto proposent le circuit du Mans (tracé de 17.262 km, où avait eu lieu le GP de l'ACF 1921)
commissaire général de l'épreuve Charles Faroux, assisté de Paul Rousseau (fondateur de l'Argus en 1927), Pol Ravigneaux, Géo Lefèvre et le professeur Charleau
17 marques engagées, 33 voitures au départ ("voitures catalogue" et tourisme client"), 30 voitures classées
meilleure performance : André Lagache et René Léonard sur Chenard et Walker 3 litres (4 cylindres 2978 cm3), 2.209,536 km à 92,064 km/h de moyenne (record du Monde des 24 h sur route), 2e Bachmann- Dauvergne sur Chenard-Walker, 3e Tornaco
Hou la la ! Quel baptême bien arrosé ! C'est, dit-on, le gage d'un avenir heureux et il faut croire le dicton si l'on en juge par l'intérêt mondial qu'à engendré cette compétition unique en son genre, inaugurée un week-end de mai 1923.
Chenard et Walker, Bentley, La Lorraine, Alfa Romeo, Lagonda, Bugatti, Delahaye se succèdent au palmarès des éditions d'avant-guerre, de 1923 à 1939, avec ce qu'il faut de surprises et de zestes de piment entre des séries ravageuses.
Le tracé initial de 17,262 km est ramené à 16,340 km en 1929 (c'est la crise pour tout le monde !) et réduit à 13,492 km en 1932 pour éviter définitivement la banlieue mancelle.
Le village, les stands, les tribunes cherchent leurs sites définitifs. Même chose pour le coeur de la course (PC, chronos...) que l'on retrouvera même en pleine ligne droite des Hunaudières !
Tout bouge et les 24 Heures ne cessent de tourner en rond comme un gros chien dans l'herbe trop rebelle.
D'année en année, les records chutent les uns après les autres : le nombre des participants, le nombre de nations représentées, le nombre de spectateurs, la moyenne des vainqueurs.
Les grosses 3,5 litres La Lorraine tiennent le haut du pavé en 1925 et 1926 après les succès de Chenard et Walker et de Bentley, mais le constructeur britannique reprend le flambeau de 1927 à 1930.
Le succès de Barnato avec la grosse 6,6 litres - son troisième d'affilée ! - coïncide avec le plus petit plateau jamais enregistré : 17 partants... et 9 classés !
Avec Howe-Birkin, Sommer-Chinetti, Sommer-Nuvolari et Chinetti-Etancelin, c'est ensuite l'ère Alfa Romeo, de 1931 à 1934. Les cylindrées des voitures italiennes sont largement plus modestes (2,3 litres), mais les performances restent voisines de celles des monstres verts : on flirte avec les 3 000 kilomètres parcourus en deux tours de cadran...
Après l'intermède Lagonda (1935), Bugatti (1937 et 1939) et Delahaye (1938) se partagent les honneurs de la victoire tandis que l'on se dirige allègrement vers les 140 km/h de moyenne avec Wimille et Veyron.
Il est vrai que la piste a évolué et que la technique a fait de sérieux progrès. Les carrosseries Sont mieux profilées, les moteurs plus brillants, la route plus large et moins "rustique".
Les glorieuses années des précurseurs font progressivement place aux temps modernes.., lorsqu'un jour du mois de septembre 1939, la France est entrée en guerre.
ADK (1923-1930), Automobiles de Kuyper SA à Bruxelles.
- 6 cylindres 1594 cm3 à soupapes en tête au salon de Bruxelles 1927.
- ALFA ROMEO P2
- L'ingénieur Vittorio Jano (1891-1965) a créé quelques-unes des voitures les plus mythiques de l'histoire de l'automobile. Il entre chez Fiat en 1911, puis passe chez Alfa Romeo où il mettra au point les fameuses P2 en 1923, les 1750 Sport en 1929, les P3 huit cylindres en 1932 et l'Alfetta 158 en 1937. Il quitte alors Alfa Romeo pour Lancia où il crée les D50 en 1954. Lorsque Lancia abandonne la compétition en 1956, c'est Enzo Ferrari qui récupère tout le matériel de Lancia - y compris les D50 qui vont lui assurer le championnat du monde avec Fangio - et Vittorio Jano lui-même. Jano s'occupera de la mise au point du V6 Dino avant de se donner la mort après le décès de son fils en 1965.
- AMILCAR CC et 6C (6 cylindres à compresseur, 6 CV, 82 km/h)
- Légère et d'un prix raisonnable du fait de sa classification "cyclecar" (moins de 350 kilos), mais bien construite et dotée de ravissantes carrosseries "sport", elle fit la joie des jeunes automobilistes "dans le vent" de ces années que l'on s'obstine à appeler les années folles.
Moteur 4 cylindres en ligne, 903 cm3 (55 x 95 mm), 17 chevaux à 2 500 tr/min.
Soupapes latérales, 1 carburateur, allumage par magnéto.
Lubrification par barbotage, refroidissement à eau par thermosiphon.
Transmission par arbre, pont sans différentiel, embrayage à disques multiples, boîte de vitesses à 3 rapports et marche arrière.
Suspensions avant et arrière par ressorts demi-cantilever, amortisseurs à friction avant et arrière, direction à vis et écrou.
Freins à levier sur les roues arrière, à pédale sur le mouvement.
Roues à rayons métalliques, avec pneus 700 x 80.
Empattement 2,32 m, voies 1,09 m, longueur 3,30 m, largeur 1,30 m, poids 348 kilos.
- Voiturette ANZANI (1923-1924)
- Alessandro Anzani, ingénieur et constructeur de moteurs réputés, naquit en Italie en 1877 et, au début du siècle, émigra en France où il mourut à Caen en 1956.
Il s'intéressa très tôt à la mécanique et à l'aéronautique et, quelques années plus tard, avant même d'avoir atteint sa trentième année, il construisit ses premiers moteurs.
Il devint célèbre en 1909 quand Blériot accomplit la première traversée aérienne de la Manche avec un avion équipé d'un moteur conçu et construit par Anzani. Il s'agissait d'un moteur en étoile à 3 cylindres qui fournissait environ 25 ch et dont le graissage était particulièrement étudié.
Mais l'intérêt d'Anzani ne se limita pas à l'aviation.
Il s'est également consacré à l'étude de moteurs légers pour motocyclettes, canots, et enfin automobiles.
Ainsi naquirent en France les voiturettes Anzani avec moteur à 2 cylindres de 750 cm3 à soupapes en tête et à refroidissement par air, qui participent à diverses compétitions dans la catégorie cyclecar.
On lui doit également un moteur de1100 cm3 à 4 cylindres et à arbre à cames en tête.
Grâce à la notoriété qu'il a acquise, Anzani passe ensuite en Angleterre où il se charge de projets de moteurs à rendement élevé, tous extrêmement légers et très raffinés dans le dessin et dans la construction. Anzani fait école et est imité par des constructeurs anglais, Les moteurs seront ensuite construits en Angleterre sous la marque British Anzani.
En Italie, également, dans la période de 1922 à 1924, il a été produit des moteurs et des voitures Anzani, mais les renseignements détaillés concernant les modèles et la production de l'Anzani-ltaliana font défaut.
Les moteurs Anzani furent également équipés de compresseurs, et, du fait de leur légèreté due à l'utilisation d'alliage d'aluminium, pouvaient atteindre des régimes de rotation très élevés pour l'époque dés avant 1920. En effet, ils étaient conçus pour dépasser 6 500 tr/mn.
Une autre caractéristique intéressante était le chemisage des cylindres, réalisé en acier et vissé dans le bloc en alliage léger suivant une technique qui devait trouver plus tard une large application dans les moteurs de course.
- Torpédo AUDI type K 14/50 HP
- BENTLEY 3L Tourer (Grande-Bretagne, 1923-1929)
- 4 cylindres, 2996 cm3, 72/85 ch à 3500 tr/mn, 130 km/h.
Le moteur de 3 litres a été la base de toutes les Bentley produites jusqu'en 1931. Ce moteur bénéficiait des expériences de la compétition remontant à 1914 : un 4 cylindres monobloc à culasse non démontable. Le vilebrequin et l'arbre à cames entraîné par un arbre vertical étaient montés sur cinq paliers. Quatre soupapes par cylindre assuraient des échanges gazeux vigoureux. Les pistons étaient en aluminium et le circuit de lubrification était alimenté par un réservoir séparé.
- BERLIET type VH 12 HP, 4 cylindres 80x130
En mars, création de B.N.C. (Bollack, Netter et Cie)
- Parmi les marques de cyclecars issues du grand courant cyclecariste des années vingt, B.N.C. occupe une place particulière. Malgré bien des remous internes, et assaillie par des problèmes financiers insurmontables, cette entreprise réussit à tenir vingt ans en construisant des voitures de qualité.
En 1919. Jacques Muller, ancien collaborateur du bureau technique d'Hispano-Suiza, débuta, avec des moyens limités, dans la construction de cyclecars. Sur un simple châssis à longerons droits, il monta au choix des moteurs Train, bicylindres en V le 995 cm3 ou des moteurs SCAP, 4 cylindres en ligne, soupapes latérales, de 892 cm3. La carrosserie simple, deux places, avait l'arrière en pointe. Bien que construits en petit nombre d'exemplaires, les cyclecars Jacques Muller connaissent un certain succès et attirent l'attention de Lucien Bollack, qui distribuait les voitures Bobby Alba.
En 1922, il est évident que le manque de capitaux condamne Jacques Muller à l'asphyxie. Lucien Bollack, associé avec un banquier, Netter, prend le contrôle de l'entreprise de cyclecars.
En mars 1923. celle-ci prend une nouvelle raison sociale : Bollack, Netter et Cie, abrégée en B.N.C., et s'établit, bien entendu, à Levallois, comme la majorité des constructeurs de l'époque. Jacques MuIIer reste chez B.N.C. au poste de directeur technique.
Au début, B.N.C continue la production des cyclecars identiques à celui de Jacques Muller. Les possibilités financières plus importantes permettent cependant de présenter à la clientèle un plus grand nombre de versions à partir du châssis de base. On offre ainsi une gamme de véhicules allant du Super-Sport à la camionnette de livraisons.
En même temps se dessine une politique de standardisation rigoureuse dans les spécifications des châssis.
Ayant abandon le moteur Train, B.N.C. utilise le nouveau 4 cylindres SCAP (55 x 94 mm) de 900 cm3 pour les versions tourisme ou utilitaires, tandis que le moteur Ruby culbuté (57 x 95 mn) de 972 cm3 est réservé aux modèles sportifs.
Pour les amateurs de performances supérieures, le B.N.C. Super Sport est un excellent cyclecar. Son châssis est équipé dune suspension plus élaborée que celle des modèles tourisme.
Les B.N.C. Super Sport emportent dès 1923 une série de succès sportifs dans les catégories cyclecars et voiturettes, ce qui contribuera largement à les faire connaître du public.
Entre 1924 et 1925 presque tous les constructeurs de cyclecars durent fermer leur porte, incapables de présenter un véhicule correct sans sortir des limites de la loi réglementant cette catégorie de véhicules : le cyclecar en ordre de marche devait peser moins de 350 kg pour une cylindrée inférieure à 1 100 cm3. Les cyclecars qui survécurent durent subir une inévitable crise de croissance, qui les amena à se transformer en voiturettes.
Le modèle qui établit la réputation de B.N.C. et consacra la marque dans l'esprit du public fut présenté en 1927. C'était un châssis surbaissé d'allure sportive dont les caractéristiques se retrouvaient aussi sur les modèles de tourisme : roues a rayons, dimensions très ramassées et, enfin, un radiateur caractéristique, assez incliné, avec un orifice de remplissage assez saillant en hauteur.
Le modèle le plus classique qui réunit tous ces critères est le Surbaissé de 1927, disponible nu version Sport avec moteur SCAP ou Ruby soupapes en tête, environ 32 ch, 120 km/h. et en version Course avec des moteurs SCAP à compresseur capables de développer environ 60 ch assurant 160 km/h.
En 1928. Lucien Bollack et Netter se retirent de la société aux premiers signes de la crise économique et sont remplacés par Charles de Ricou à qui l'on doit l'introduction de quelques modèles imprévisibles.
Parmi les versions sportives, une 1 500 à moteur Meadows 1 496 cm3 (69 x 100 mm) est expérimentée et participe carrossée en 4 places aux Vingt-quatre du Mans de 1929.
De celle-ci dérive ensuite une grande voiture tourisme, le type Acacia, sur lequel est essayée une suspension spéciale éléments pneumatiques, sous licence Messier.
La même suspension malheureuse (dont le principe était trop d'avant-garde par rapport aux possibilités technologiques de l'époque) est appliquée sur la grosse berline Aigle, équipée d'un 8 cylindres américain Continental à soupapes latérales de presque 5 litres.
Une autre tentative aventureuse fut la présentation simultanée de la sous-marque A.E.R. avec un modèle de 2 litres. Les châssis étaient fournis par les établissements Delaunay-Belleville.
La société B.N.C. avait désormais perdu l'éclat de sa période de gloire du milieu des années vingt. La gestion malheureuse de Charles de Ricou, en proie à la folie des grandeurs, précipita B.N.C. vers la faillite.
Sous la direction de Charles de Ricou, B.N.C. avait absorbé la petite maison Lombard, où André Lombard, transfuge de Salmson, avait construit une voiture sport-course équipée d'un moteur à deux arbres à cames en tête.
Equipées dune calandre inclinée et ornées du sigle B.N.C., ces voitures participèrent à quelques compétitions sous ce nom.
Après la liquidation en 1935, la marque fut reprise par un ancien agent et pilote de B.N.C., André Siréjols.
Avec le stock de châssis et de pièces détachées existant, André Siréjols réussit maintenir B.N.C. en activité jusqu'aux années cinquante. Les derniers modèles qu'il produisit furent équipés du moteur Ford latéral de 1 172 cm3, qui fit, en Grande-Bretagne, les beaux jours des premières Lotus et d'une carrosserie empruntée à la Simca 5.
Remarquables voitures, les B.N.C. connurent un grand succès en compétition et notamment dans les épreuves d'endurance.
B.N.C., en avance sur son époque, avait même réalisé quelques voitures de compétition à carrosserie profilée enveloppante.
B.N.C. participa, bien entendu, au Bol d'Or où la marque triompha en 1927 avec Violette Morris en tête et Lefèvre en deuxième position. Dans la même épreuve, André Siréjols et Foultier se placèrent en deuxième position respectivement en 1930 et 1935.
B.N.C. participa de façon assidue aux Vingt-quatre Heures du Mans, pratiquement sans interruption de 1928 Ŕ 1935.
En 1928. la seule voiture engagée, pilotée par Doré et Treunet, termina en septième position au classement général et première des 1100.
Après une série d'abandons entre 1929 et 1932, on retrouve une B.N.C. onzième on 933 et vingt et unième en 1934, pilotée par Alin Alin, et vingt et unième également en 1935 avec l'équipage Duval-Treunet.
La marque participa également avec succès à une grande quantité de compétitions, tant en France qu'à l'étranger : Vingt-quatre Heures de Spa, Brooklands, circuit des Frontières à Chimay, circuit de Comminges, etc.
Les meilleurs pilotes de B.N.C. furent André Siréjols, Violette Morris, Doré et Treunet, Ivanowski, Mêtais, les frères Alin et les frères Bourge.
BUGATTI
- Type CM3 1500 cm3
Torpédos Types 22 et 23, 1919-26
- Sur la BUGATTI Type 35, vilebrequin démontable (Bielles monobloc)
Débuts de CHECKER (USA)
Fondation de CHRYSLER par Walter Percy Chrysler, à partir de l'entreprise Maxwell-Chalmers
Création de la Société Anonyme André CITROEN
- Rencontre André Citroën et Henry Ford aux Etats-Unis (11.04.1923)
André CITROEN crée un catalogue des pièces de rechange et un dictionnaire des réparations et ouvre une première filiale à l'étranger, en Grande-Bretagne, le 27 juillet.
- Ferdinand Porsche entre chez DAIMLER (Stuttgart) et réalise la Mercedes victorieuse de la Targa Florio 1924
DARMONT à trois roues (licence Morgan)
- 750 latéral refroidi par air puis 1100 culbuté et refroidissement liquide (1926)
- DE DION BOUTON type IT 10 HP
DE WANDRE, voiture de sport basée sur la Ford T.
Moteur DELAGE V12 de l'ingénieur Charles Planchon
1894 cm3, 115 ch à 8000 tr/mn, 660 kg; première sortie au GP de l'ACF à Tours (René Thomas, abandon)
Albert Lory prend la suite de Planchon en 1924
Phase II : Carter sec, 120 ch à 6000 tr/mn; Phase III, 2 compresseur Roots, 205 ch, 720 kg, 210-215 km/h
V12 2 LCV, 1er au Grand Prix de l'ACF (26.07.1925, 1e Robert Benoist, 2e Wagner, record du tour Albert Divo)
Delage "La Torpille" (1924) : 10.688 cm3, 280 ch
6.7.1924 : René Thomas, 1 km lancé en 15 s soit 230,634 km/h, record du Monde (238 km/h avec John Cobben GB)
4500 cm3 en 1927, 115 ch à 8000 tr/mn, Albert Lory, 2 culasses de DELAHAYE 135, carburateur double corps Stromberg, 160 km/h
- DONNET-ZEDEL CI 6; torpédo, berline souple ou limousine, dérivée de la Zedel type E de 1910; 4 cylindres 11 CV, 2120 cm3 34 ch, 1100 kg, 82 kg; 1923-29
Voitures légères FD à moteurs Ruby 1100 cm3, CIM 1500 cm3 et Altos 2 litres (1923-1929).
Constitution de la Société Anonyme Française du FERODO
- 1932 absorption de la Société Flertex
1952 création de la Société Ufaga
1958 début de la production des embrayages Ferodo à Amiens
1962 absorption de Sofica; 1963 création de la Société Ferodo Espanola (Madrid)
1966 prise de participation dans la Société Faessa I Men Par (Barcelone), fabricant d'équipements thermiques pour automobiles
970 Prise de contrôle de la Sev Marchal
1974 création de Valeo Sud à Frosinone (Italie); création de la Société Sofica Limitada au Brésil (Sao Paulo)
1978 prise de contrôle de Cibie et Paris-Rhone qui sont regroupés avec SEV-MARCHAL
1979 création de la Société Ibramah au Brésil (Fabrication de garnitures)
1980 le groupe de la Société Anonyme Française du Ferodo devient Valeo (5)
- FIAT 501 10 HP, 4 cylindres 1460 cm3 (65 x 110)
En 1919, fut présentée au public italien, une automobile qui, après le modèle Zéro, devint la seconde borne sur le chemin heureux de l'usine. Tandis qu'après la guerre, la plupart des producteurs européens en étaient encore au modèle de 1914, Fiat surprend avec un tout nouveau modèle, le type 501 de construction simple mais puissant, fiable et économique. Sa réalisation stylistique ouvrit un chemin aux compacts européennes.
La voiture munie d'un moteur à quatre cylindres en ligne, cylindrée de 1460 cm3 fut construite par Carlo Cavalli qui exerçait, à l'époque, la fonction de directeur technique. Ce jurisconsulte d'origine, tenace et plein de talent démontra, par la 501, ses capacités pour les constructions mécaniques. Il démentait ainsi l'opinion public qui le considérait surtout comme un homme de loi. De 1919 à 1926, la production atteignit 70 000 voitures. En 1924, elle se vendait dans la version torpédo pour 30 000 lires. Elle fut réalisée avec une boîte de vitesses à quatre étages et un châssis à deux essieux rigides à suspension à ressorts semi-elliptiques. Dans sa conception première sa vitesse horaire était de 70 km/h, mais 2 614 exemplaires de 501 S furent réalisés avec un moteur plus puissant qui atteignait une vitesse horaire de 100 km/h.
Fiat ne se limita pas à la production d'un seul modèle. Il construisit en même temps le modèle 505 avec moteur à six cylindres de 2,3 litres et le modèle 510 à six cylindres de 3,5 litres. En 1921, ce fut le type navire pavillon qui se trouva en tête la Super Fiat 520 avec un moteur à douze cylindres en V et une cylindrée de 6 805 cm3. Il semble que seulement cinq voitures de ce dernier modèle furent construites.
La Fiat Super 520 développa une vitesse horaire maximum ce 120 km/h. Sa réalisation stylistique influença l'application de règles aérodynamiques freinée néanmoins par l'esprit conservateur de la clientèle.
- GUYOT Spéciale (5.1923)
- Monoplace française, participe au 500 miles d'Indianapolis 1923, pilotée par son construteur-pilote,
6 cylindres en ligne à compresseur, 120 ch,
Distribution rotative assurée par des chemises flottantes et pivotantes,
Double échappement (principe de la réaspiration).
- HOTCHKISS types AM et AM2 4 cylindres 80 x 120 (1923-1929)
JOWELL (B, 1923-1927)
- Projet de production en masse d'une 1100 cm3 abandonné puis échec d'une voiture de sport en 1926.
- LANCIA Lambda
Un ouvrage-maître de Vincenza Lancia fut la Lancia Lambda qui grâce à sa construction révolutionnaire devint une des plus fameuses automobiles de cette marque.
Les premiers prototypes construits en 1921 furent exposés, pour la première fois au Salon de Paris en 1922.
A partir de 1923, ils furent réalisés au fur et à mesure en neuf séries jusqu'en 1931.
Dans la première série, moteur à course longue dont l'alésage de 75 mm et la course de 120 mm donnait une cylindrée de 2120 cm3. Les quatre cylindres formaient un angle de 13° et alternés permettaient une longueur réduite du moteur.
En 1926, la septième série Lambdy fut équipée d'un moteur plus puissant, cylindrée 2370 cm3, avec un angle de 14°. Sa puissance augmenta de 36 kW (49 CV) à 43,4 kW (59 CV).
Les moteurs des deux séries suivantesfurent alésés à la cylindrée de 2570 cm3 avec puissance de 50,7 kW (69 CV) à la vitesse de 3500 tours-minute. Un arbre à cames logé dans la culasse actionnait les soupapes.
Lancia remplaça le châssis courant en profilés par un châssis en tôle emboutie de construction en treillis, ce qui permit de réduire le poids à 780 kg.
La particularité suivante fut la suspension indépendante des roues avant à ressorts verticaux enroulés blindés en combinaison avec des amortisseurs hydrauliques télescopiques.
L'essieu arrière rigide était à suspension à ressorts à lames longitudinaux et à amortisseurs à friction.
Avec un empattement très long de 3100 mm, plus tard rallongé à 3420 mm, la Lambda produisait un effet non conventionnel et offrait, en même temps, un fonctionnement excellent.
Les freins à câbles logés sur toutes les roues étaient à grands tambours avec ailettes de refroidissement. Grâce au poids faible du véhicule, ils avaient un effet de freinage remarquable. Le frein à main agissait sur les roues arrière.
La première série atteignit la vitesse horaire maximum de 115 km et la dernière de 125 km.
De 1923 à 1931, la production totale atteint 12530 voitures Lambdy, qui ne se différencient presque pas. La carrosserie de cinq mètres de longueur, avec le condenseur de forme typique et deux roues de secours, sont restés caractéristiques.
- Cecil Kimber crée MG, abréviation de Morris Garage, dont Kimber était directeur (MG Old Number One)
La marque MG, abréviation de Morris Garages, voit le jour en 1923.
Cecil Kimber, son fondateur, veut alors réaliser une opération de promotion en équipant des châssis de Morris Bullnose avec des carrosseries de sa création aux lignes plus sportives.
L'année suivante, le châssis est rallongé, rendant la voiture plus attrayante.
Le moteur est de 1 802 cm3 à soupapes latérales accouplé à une boîte à trois vitesses. Malgré ses faibles performances et son coût élevé, le succès de la MG est immédiat.
C'est à partir de 1927 que la marque remporte ses premières victoires en course.
Mais c'est en 1929, avec le lancement de la Mark III Tigresse, munie d'une boîte à quatre vitesses, que MG devient une véritable marque de compétition.
Un an plus tard, le succès des Midget incite MG à construire des petites voitures légères et élégantes sur un châssis surbaissé.
En 1931, la MG J est la première voiture de 750 cm3 suralimentée à atteindre la vitesse de 100 miles à l'heure, soit 161 km/h à Montlhéry.
S'ensuivent de nombreuses victoires sur les circuits avec le type C : 12 Heures de Brookland, le Tourist Trophy, les 500 Miles de Brookland.
En 1932, la J2 remporte de nombreux succès dans le trial, la J3 se distingue dans les rallyes, et la J4 remporte les épreuves sur piste.
En 1933, à Pescara en Italie, la Magnette K s'oppose victorieusement aux Maserati monoplaces, ces dernières étant pourtant dotées d'un moteur à double arbre à cames.
Une nouvelle Midget de 847 cm3, la PA, apparaît l'années suivante. Cette dernière est bientôt remplacée par la PB d'une cylindrée de 939 cm3.
C'est au début de 1946 qu'est présentée la midget TC, première MG d'après-guerre. Elle obtient immédiatement un remarquable succès commercial, surtout à l'étranger.
En 1950 apparaît la midget TD, animée par un moteur à quatre cylindres de 1 250 cm3 développant 54 ch à 5 500 tr/min.
Pour la première fois, une MG est livrée sur le continent avec une conduite à gauche.
Plus de 30 000 exemplaires en seront fabriqués.
La midget TF qui remplace la TD en 1954, malgré une cylindrée portée à 1 466 cm3 et 64 ch, ne provoque pas le même engouement.
C'est à la fin de 1955 que MG fabrique son modèle le plus abouti : la MGA, dotée tout d'abord d'un moteur de 1 500 cm3 développant 72 ch.
Suit un moteur de 1 600 cm3 et 80 ch, ce dernier modèle recevant deux freins à disque à l'avant.
Sur la Mark II, dernière version sortie en 1961, la puissance passe à 93 ch.
A l'arrêt de la production, en 1962, plus de 100 000 exemplaires de MGA auront été construits, parmi lesquels quelques versions de coupés.
C'est donc une performance remarquable pour un véhicule produit essentiellement en roadster.
- MICHELIN invente le pneu à basse pression
Prototype MIESSE 8 cylindres en ligne Dunamis (B).
- Miesse se recycle dans les camions et utilitaires en 1926 et produit des autobus jusqu'en 1972.
- MINERVA TT à moteur sans soupapes de 2 litres et boîte de vitesses centrale.
PANHARD
- 10 CV sans soupape (10 CV Sport en 1924)
35 CV : 1er 8 cylindres sans soupape, 7.7 l, 165 ch,140 km/h
- PEUGEOT
- 153 BRA, 4 cylindres 15 CV, 2954 cm3 35 ch, 1400 kg, 80 km/h; torpédo Spécial 153 BRS (85 km/h); existe en type Colonial; 1300 ex fabriqués à Audincourt de 1921 à 1925
176 : moins de 3 l, 1-2 GP de l'ACF 1923 (Tours, catégorie Tourisme, moins de 3 l, 1e Bureau, 2e Bouverot)
- RENAULT
Sigle : Renault à l'intérieur d'un motif décoratif rond en forme de grille ajourée
KZ 10 CV
40 CV, L6 9100 cm3, 140 ch à 2300 tr/mn, 130 km/h, 500 x 175 cm, 2400 kg, bv 3
- ROLLS-ROYCE
- 20 HP
Silver Ghost 40/50 HP Derby
Siver Ghost Derby; coupé découvrable avec spider carrossé par Barker
- SENECHAL (1923-1925)
TALBOT types DC 10 HP 68x100, DS 12 HP 75x120, DUS 14/16 HP 70x110 et TL 16/18 HP 75x110
TATRA type 11 (Tchécoslovaquie)
Dans les années trente la préoccupation des constructeurs de châssis était la suspension des roues indépendante. Dans ce domaine, la firme tchécoslovaque Tatra fut un pionnier. En 1923 le modèle Tatra 11 fait son apparition, comme premier d'une série à suspension de roues indépendantes.
Cette voiture avait un moteur à deux cylindres à refroidissement par eau à pistons antiparallèles et à soupapes dans la culasse. Le moteur, alésage de 82 mm et course de 100 mm avait une cylindrée totale de 1056 cm3, une puissance de 8,8 kW (12 CV), vitesse 2800 tours-minute. Le groupe propulsif était refroidi par ventilateur. L'allumage se faisait par la magnéto Bosch. Le bloc-moteur avec embrayage et boîte de vitesses était serré par vis au cadre tubulaire central. La transmission de la force motrice se réalisait par un embrayage à sec à trois disques et une boîte de vitesses à quatre étages sur essieu arrière flottant. Un châssis de conception moderne était à ressorts avant et arrière transversaux semi-elliptiques à lames. Jusqu'en 1926, les Tatras 11 n'avaient de freins que sur les roues arrière. La Tatra 12 fut équipée de freins à câbles sur les quatre roues et se présenta en diverses versions : cabriolet, limousine, landaulet, voiture de livraison, sportive etc. La version biplace de la Tatra pesait 680 kg et sa vitesse horaire était de 70 km.
La petite Tatra connut la célébrité dans le domaine sportif. En 1924, sur le modèle 11, le champion Vermirovsky, remporta la victoire du tour Solitaire à Stuttgart. L'année suivante, la Tatra enleva le trophée de la plus importante compétition sportive de l'U.R.S.S. sur la piste Leningrad - Moscou - Kharkov - Rostov - Tbilisi de 5300 km. Avec une consommation moyenne de 7,6 l aux 100 km, elle triompha de 78 voitures concurrentes. La même année, deux voitures Tatra 11 remportèrent le fameux tour Targa Florio en Italie, Premier et Deuxième Prix dans leur catégorie.
Le dernier modèle développé dans cette série fut la Tatra 578. Elle était munie d'un moteur plat de quatre cylindres, cylindrée 1256 cm3, puissance 18,4 kW (25 CV), refroidissement par air. Sa production s'acheva en 1949.
voir ma page consacrée aux Tatra.
- Première voiture TRIUMPH (fabricant de motos)
UNIC
- type L puis L1 10 HP; dessinée par le directeur technique Dubois (surdimensiuonnée et inusable); limousine ou torpédo; 4 cylindres 1846 cm3 25 ch (70x120), 80 km/h; 1923-1927
série L2 9 CV; torpédo, taxi ou camionnette 1.8 l, 1923-28
série L3T 11 CV; version torpédo sport des L1/L2, moteur à soupapes en tête 2000 cm3 34 ch, 100 km/h; 1923-25
- Brevet suédois de WALLINDER et SKOOG
- Machine thermique à piston rotatif avec engrènement à denture
hypocycloïde intérieure enveloppante, rotor intérieur en étoile à 5 branches
rapport de rotation 5/6
- VOISIN Laboratoire
- ingénieurs Bernard et Lefebvre (Traction, 2 CV et DS); caisse aluminium sur armature bois, 80 ch, 168 km/h
4 voitures engagées au Grand Prix de Vitesse de Tours (5), une seule finissant à la 5e place; une réplique construite en 1993 par Philipp Moch (compétition auto moto), en collaboration avec l'Amicale Voisin)
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