HISTOIRE DE L'AUTOMOBILE 1940 - 1949

BdA 2016 - sources
 
L'automobile en 1940

      6 160 voitures électriques en Grande-Bretagne.

      25.000.000e véhicule produit par la General Motors

      En juin, bombardement de l'usine Citroën du quai de Javel et de Citroën Belgique ; la direction s'efforce de réduire au minimum la production réquisitionnée par l'occupant ; elle sera égale à zéro en 1943 et 1944

      Les usines Molotov et Staline sont évacuées dans l'Oural pendant la seconde guerre mondiale, et les chaînes de voitures de tourisme russes cessent leur activité en raison de l'effort de guerre

      Aspin (GB, 1940-1950) : Chambre d'explosion en forme de cloche tournante percée d'une fenêtre

      Création de LABO Industrie (IG, F, lubrifiants), filiale de Fuchs (Allemagne)

      Americar - Willys-Overland Co. (Etats-Unis) (1941-1941)

      Amilcar B67 Compound coach

      Ascot (Grande-Bretagne)

      Auto Avio Costruzioni, (Italie) ; après le départ d''Enzo Ferrari d'Alfa Romeo, une clause du contrat de Ferrari l'empêche de reconstituer la Scuderia et de construire des voitures concurrentes, et ce pendant quatre années

      Auto Avio 815, barquette, moteur 8 cylindres élaboré à partir de pièces Fiat (2 moteur 1100 mis bout-à-bout ; châssis d'origine Fiat notablement renforcé pour encaisser le surcroît de puissance ; deux voitures dessinnées pour une course en boucle de 1000 km de Brescia à Brescia

      BMW 328 Mille Miglia ; 3 roadsters et 2 coupés construits spécialement par l'usine, en collaboration avec le carrossier Touring ; 1971 cm3 (66x96), 100 puis 135 ch à 5500 tr/mn, 200 km/h, largeur 1.49 m (-6 cm par rapport à la 328 normale), hauteur 1.08 m (-32), 700 kg (-130)

      Ateliers d'Aviation Louis Bréguet (France - Toulouse) ; voitures électriques (1944-1944)

      Brodeau (France) (1943-1943)

      Bugatti Type 68 (1946-1946)

      Voitures E. Chapeaux (France - Lyon) ; voitures électriques (1942-1942)

      Chevrolet Master De Luxe (KH / AG / BG) coach et coupé (1942-1942)

      Chevrolet Special De Luxe (KA /A H / BH) cabriolet et limousine (1942-1942)

      GAZ M 11/73, berline assez massive à moteur six cylindres de 3 480 cm3 76 ch, 110 km/h ; pendant la Seconde Guerre mondiale, outre de nombreux véhicules militaires, la firme fabriqua le modèle 61, une berline classique à quatre roues motrices, dérivée de la M 11/73 ; elle assemble également des camions Chevrolet (alliance URSS-USA contre l'Allemagne nazie)

      Pendant la Seconde Guerre mondiale, outre de nombreux véhicules militaires, la firme fabriqua le modèle 61, une berline classique à quatre roues motrices, dérivée de la M 11/73. Elle assemble également des camions Chevrolet (alliance URSS-USA contre l'Allemagne nazie). Aprés la guerre, la société développa surtout sa production de véhicules militaires et industriels, sans abandonner cependant la fabrication de voitures particulières.

      Graham (Etats-Unis) (1941-1941)

      Hotchkiss 864 Saint-Germain, nouvelle limousine 5 places avec séparation

      Jeep de l'ingénieur Karl Probst, développé par Bantham, produit par Willys ; de GP, general purpose (tous usages), se prononçant dji-pi en anglais ; véhicule de reconnaissance léger, robuste et capable d'affronter tous les terrains ; "premiers pas" le 29 mars 1941, mise en production à un rythme accéléré (un véhicule toutes les 80 secondes)

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Revue Technique Automobile - numéro spécial Jeep - Juillet 1947

      Au cours de la Seconde Guerre mondiale, l'armée américaine avait besoin de véhicules pour tous usages à 4 roues motrices. A la suite d'un concours, trois sociétés américaines demeurèrent en compétition : American Bantam Car, Willys Overland et Ford Motor Co. Après une longue mise à l'épreuve, le prototype Willys se présenta comme étant le meilleur. Malgré le fait que son constructeur, Delmar G. Ross, utilisa comme force motrice un moteur SV à 4 cylindres d'une conception issue des années vingt, l'entreprise concurrente Ford reconnut ses qualités et, notamment, la fiabilité de sa construction. En définitive, ce fut Willys qui fut choisi. Cependant, en raison des capacités limitées de production d'Overland, ce type de voiture fut aussi fabriqué dans les entreprises Ford.. Le moteur à essence refroidi par eau était un 4 cylindres SV de 2199 cm3 de cylindrée (79,87 sur 111,12 mm de course). Sa puissance maximale était de 60 ch pour 3600 tr/mn. L'arbre à cames était actionné par une chaîne silencieuse. L'arrivée du carburant au carburateur Carter Fallstrom était assurée par une pompe AC à membrane alimentée par un réservoir de 57 litres installé sous le siège du conducteur. L'allumage par dynamo-batterie utilisait un accumulateur de 6 V. Un embrayage à sec à disque unique transmettait la force motrice à une boîte de vitesses réductrice Spicer qui la cédait à deux essieux tracteurs, tous deux à distribution différentielle hypoïde, suspendus sur des amortisseurs hydrauliques télescopiques. Les roues à disque perforé de cinq ouvertures portaient des pneumatiques de dimension 6,00-16. La voiture était équipée de freins hydrauliques à tambour sur toutes les roues, un frein à main à bande opérant sur le tambour de l'axe de transmission. Le châssis d'acier supportait une carrosserie ouverte et pourvue d'une capote en toile, le pare-brise pouvant être rabattu vers l'avant. Elle pouvait transporter 4 à 5 personnes. Les courts porte à faux avant et arrière permettant à cette voiture de surmonter des inégalités de terrain allant jusqu'à 60 % de pente. Pour un poids de 1020 kg, cette Willys atteignait une vitesse de 104 km/h, la consommation moyenne étant de 13,5 litres aux cent kilomètres. De 1940 à 1945, 600 000 Willys furent fabriquées.

      Printemps 1941 : une chape de plomb recouvre l'Europe, la guerre va bientôt se porter à l'Est et le Pacifique ne va pas tarder à s'embraser. L'Amérique, sachant qu'elle ne pourra plus longtemps rester neutre, lance un vaste programme de modernisation de ses matériels. Elle veut notamment se doter d'un véhicule de reconnaissance léger, robuste et capable d'affronter tous les terrains. Développé par Bantham, mais produit par Willys, le projet est une parfaite synthèse de rusticité et de modernisme : un 4 cylindres bourré de couple, des roues aux quatre coins pour l'agilité et une transmission intégrale. Effectuant ses "premiers pas" le 29 mars 1941, la Jeep est bientôt mise en production à un rythme accéléré (un véhicule toutes les 80 secondes). Vue sur tous les fronts. symbole de liberté, elle est aussi l'ancêtre des 4x4 actuels.
      1941, Willys MA/MB (1941-1945) ; 1945, CJ-2A (1945-1948), Willys Jeep Station Wagon ; 1950, CJ-3B (1953-1965), Willys Jeep Pick Up, Jeepster ; 1955, CJ-5 ; 1960, FC 150 and 170, Jeep Trucks, Jeep Wagoneer ; 1965, Jeep Gladiator, Jeep Super Wagoneer, Jeepster Commando ; 1970, Jeep Honcho ; 1975, Jeep Cherokee Chief ; 1980, CJ-7 ; 1985, CJ-8, Jeep Cherokee ; 1990, Jeep Wrangler YJ, Jeep Commanche, Jeep Grand Cherokee ; 2000, Jeep Wrangler TJ, Jeep Grand Cherokee, Jeep Cherokee "

      Lincoln Zephyr (2006-2006)

      Maserati 8CL (1945-1945)

      Matam (Emile E.C. Mathis - Etats-Unis) (1945-1945)

      Maybach SW42 ; 6 cylindres, 4,2 l., 140 ch (1941-1941)

      Mazda, prototype de petite voiture de tourisme (Toyo Kogyo)

      Mors, voitures électriques bon marché produites pendant l'occupation (1956-1956)

      Oldsmobile 66 Station Wagon (1948-1948)

      Opel Kraftfahrzeug 15 (1943-1943)

      Philipp & Co. (Grande-Bretagne)

      Renault Juva 4 (1960-1960)

      Renault Juva 4 Cabriolet (1960-1960)

      Société d'Electricité Mors (France - Paris) (1945-1945)

      Sunbeam 3 Litres

      Volvo PV (1941-1941)

      ZIS 101/A ; puissance portée à 116 ch (pistons en aluminium) ; variante aérodynamique de l'ingénieur J. J. Dolmatovsky, à moteur V8 refroidi par air lacé à l'arrière (influence des Tatra) (1941-1941)

BdA 2011

L'automobile en 1941

      Aéric (France - Paris) ; Mildë - Krieger (1943-1943)

      Baby-Rhône (France) ; voiturette électrique à une seule place

      Blériot (France) (1943-1943)

      Cadillac Type 62 (1958-1958)

      C.G.E. (France - Paris / Asnières) ; Compagnie Générale d'Electricté et l'ingénieur Grégoire ; 1941-1946 1970-1975 (1975-1975)

      CGE Tudor, de l'ingénieur Grégoire


      Né au tournant du siècle, peu de temps après l'automobile, J-A. Grégoire a vécu l'aventure automobile avec un grand "A". Qu'on en juge ! Cet homme orchestre sera tour à tour garagiste concessionnaire (à Versailles), industriel (à Asnières), coureur automobile (notamment aux 24 Heures du Mans), inventeur et novateur (pionnier en particulier du joint homocinétique, de la traction avant, des alliages légers, de la turbine à gaz, de la suspension pneumatique et, bien sûr, de la traction électrique), détenteur et négociateur de brevets (notamment "l'Aérostable" équipant la Dauphine), co-concepteur de voitures et de prototypes originaux (la Tracta, la SOCEMA, l'Amilcar Compound, l'Aluminium Français-Grégoire, la C.G.E.-Grégoire électrique, l'Hotchkiss-Grégoire). Cette brillante carrière au service de la science et de l'industrie se voit consacrée officiellement en 1947. L'ancien élève de l'Ecole Polytechnique, qui est aussi Docteur en Droit, reçoit la médaille d'or de la Société pour l'Encouragement de l'Industrie. Mais l'homme J-A Grégoire n'est pas uniquement ingénieur. Il est en quelque sorte le prototype de l'humaniste du XXe siècle : technicien et homme d'action, certes, mais aussi sportif (international universitaire de Rugby, coureur automobile), idéaliste, romantique, écrivain, historien. Il laisse une oeuvre littéraire presque aussi fournie que son oeuvre industrielle, et tout aussi éclectique. On y trouve deux ouvrages assez largement autobiographiques (l'Aventure Automobile - Les 24 Heures du Mans), des romans porteurs de l'air du temps (L'ombre de l'argent, Un homme timide, Les Fanatiques) et surtout, pour ceux qui s'intéressent à l'histoire de l'automobile, deux gros ouvrages bourrés de notations prises sur le vif - en Europe comme aux Etats-Unis - intitulés "50 ans d'automobile", dont le tome 2 est consacré à la voiture électrique. Il a laissé également d'importantes archives dont l'essentiel a été rassemblé par les soins de la Colline de l'Automobile, à la Défense. J.A. Grégoire a quitté ce monde au mois d'août 1992, âgé de 93 ans.

      La C.G.E. - Tudor innove (Elektra, 7.1993) ... L'histoire de la naissance et de la brève vie de la voiture électrique C.G.E.-Tudor est connue avec précision car celui-là même qui l'avait conçue, devenu historien, nous l'a contée avec beaucoup de verve. (50 ans d'Automobile - Tome 2. La voiture électrique, Flammarion 1981). L'histoire commence en 1940, alors que Paris vit ses premiers jours d'occupation. Grégoire, ingénieur-industriel ayant à son actif la réalisation de plusieurs voilures se voit confier par la puissante société C.G.E. (Compagnie Générale d'Electricité) la mission de concevoir et de produire en six mois une voilure électrique. Habitué des épreuves sportives - il a notamment couru les 24 Heures du Mans sur sa Tracta - Grégoire se lance dans l'aventure avec sa fougue habituelle. Pour réaliser ce cabriolet deux places, il adopte d'emblée la carcasse coulée, solution qu'il connaît bien. La moitié des batteries est placée à l'avant, l'autre moitié à l'arrière. Le châssis est monté sur quatre roues indépendantes, munies à l'avant de ressorts transversaux, à l'arrière de bras oscillants. Concernant la place du moteur, il rejette la tentation de la traction avant et choisit la solution d'un moteur central afin de pouvoir mieux répartir les masses. Pour la carrosserie, il s'adresse aux spécialistes d'Hotchkiss avec qui il a déjà travaillé lors de la réalisation l'Amilcar Compound. Grégoire confie la partie électrique, à laquelle il avoue ne rien connaître, à Paul Rapin, ingénieur talentueux. Le choix de Rapin, qui se lança avec passion dans l'aventure, se porte vers un moteur compound autorisant la récupération d'énergie de décélération au moment du freinage. Au cours de l'hiver 41, les premiers essais menés sur des routes enneigées et avec un châssis non rodé, s'avèrent décevants. Pourtant l'équipe ne se laisse pas abattre. Au printemps suivant, le rodage et les routes sèches aidant, la voiture paraît suffisamment au point pour être présentée à la haute direction de la C.G.E. Un essai a lieu de Paris à Versailles. Il confirme que la voiture manque encore d'autonomie. Les batteries doivent être absolument renforcées. Rapin s'y emploie et, après bien des difficultés, arrive à ajouter de nouveaux éléments assurant désormais 144 ampères-heures au lieu des 96 précédents. La production est lancée. Les premiers exemplaires sortis des ateliers de Suresnes échoient aux grands patrons de la Compagnie, aux directeurs de ses branches et filiales, ainsi qu'à quelques maisons amies. Très intéressés, les occupants allemands tentent d'en réquisitionner quelques-unes mais se heurtent à une mauvaise volonté enrobée de fausse courtoisie et n'insistent pas. Au total, un peu moins de 200 C.G.E.-Tudor seront fabriquées jusqu'à fin 1944, date à laquelle la production cesse. Telle fut la première expérience que mena J.A. Grégoire dans le secteur de la voilure électrique. Une première expérience qui ne restera pas lendemain. Mais ceci est une autre histoire. Le feuilleton "Grégoire-V..E." ne fait que commencer !

      Chrysler Thunderbolt

      Electra (France) ; P. Faure, voitures électriques (1942-1942)

      Electraph (France - Nice) ; voitures électriques (1942-1942)

      Electrolette - Compagnie Parisienne des Voitures Electriques (France - Nice) (1943-1943)

      FAL - Forges et Ateliers de Lyon (France - Villeurbanne, Rhône) (1948-1948)

      P. Faure - Pierre Faure (France - Paris) ; voitures électriques de ville construite pendant l'occupation (1947-1947)

      Favel (France - Marseille) (1943-1943)

      GAZ 61

      Le Dauphin (France - Paris) (1942-1942)

      Maserati 4CL (1946-1946)

      Mildé-Krieger (France - Paris) ; La Licorne (1943-1943)

      Peugeot VLV électrique, cabriolet ; moteur Safi développant 1.3 ch à 2 250 tr/mn (30 km/h), 3,5 ch développés dans les côtes à 10 % (court-circuit d'une partie de l'enroulement de l'inducteur) ; quatre batteries de 12 volts accouplées en série, placées sous le capot, d'un poids total de 160 kg ; transmission par vis sans fin et roue hélicoïdale (sans différentiel), joint élastique assurant la liaison entre le moteur et la vis sans fin ; roues avant indépendantes (deux ressorts à lames superposés), suspension arrière assurée par un ressort placé dans l'axe de la voiture et accouplé au bloc formé par le moteur et le "pont arrière" ; cabriolet, longueur hors tout 2,67 m, largeur 1,21 m, hauteur 1,27 m, voie avant 1,05 m, voie arrière 0,33 m, empattement 1,79 m ; poids, sans batterie, 200 kg (poids de la voiture équipée 365 kg) ; vitesse maxi 40 km/h ; rayon d'action de 75/80 kilomètres à une vitesse constante de 30 km/h ; 377 exemplaires furent produits entre juin 1941 et février 1945 (1945-1945)


      La V.L.V. Peugeot (Voiture Légère de Ville) entre en résistance... : Au cours des années vingt, la France prend conscience de sa dépendance croissante à l'égard du pétrole. On cherche des carburants de substitution, on travail le gaz, on redécouvre - pour les camions - les vertus de l'électricité. A l'Exposition des Arts Décoratiis de 1928, qui tient lieu de Salon de l'Automobile, est présenté l'Electrocar, un véhicule utilitaire électrique de bonne facture. En 1940, alors que la France comprend que cette nouvelle guerre contre l'Allemagne sera longue, alors que l'essence commence être rationnée, l'électricité offre une solution alternative. Des moteurs à explosion sont retirés par les propriétaires de véhicules et remplacés par des moteurs électriques alimentés par des batteries logées dans le coffre. Des Simca 5, des Rosengart, de petites Citroën trouvent ainsi une nouvelle jeunesse. Les industriels de l'automobile, de leur côté, ne restent pas inactifs. Certains, tel le constructeur de la Licorne, équipent, départ usine, des modèles existants de moteurs électriques et de batteries. Peugeot - déjà lui ! - va plus loin et se lance dans la construction d'un véhicule léger spécialement conçu pour la traction électrique et la circulation en ville. C'est le fameux petit coupé VLV (Voiture Légère de Ville). Les indications suivantes sont extraites du procès-verbal de réception établi par le Service des Mines, en date du 28 mars 1941. Le moteur électrique est de type série avec 2 bornes de sortie pour l'induit et 3 bornes pour l'inducteur. Pourquoi une troisième borne ? Tout simplement pour augmenter la vitesse, en court-circuitant facultativement une partie de l'enroulement de l'inducteur. Il fallait y penser ! D'une puissance de deux chevaux d'après la formule administrative, la puissance réelle varie suivant le couple demandé : 1,3 CV pour la marche en palier (donc très économique), 3,5 CV environ quand il s'agit de gravir une côte de 10 % à pleine charge (conducteur + passager), ce qui n'est pratiquement jamais le cas en ville. La transmission est minimale : pas de différentiel. Les roues indépendantes à l'avant assurent tenue de route et confort tandis que le freinage s'exerce sur les quatre roues grâce à deux mécanismes avant/arrière indépendants l'un de l'autre. Mention spéciale pour la carrosserie. Constituée d'une carcasse métallique (aluminium) assurant la rigidité de l'ensemble, elle porte, à l'avant, les batteries d'accumulateurs enfermées dans un coffre aéré. Au milieu, on trouve les deux sièges. A l'arrière, se situe le coffre à bagages. Toutes les connexions et l'appareillage électrique sont réunis sur la planche de bord servant d'entretoise. Celle-ci supporte, en outre, le levier de manoeuvre du frein à main et la direction, avec son renvoi démultiplicateur. La batterie d'accumulateurs, du type traction légère au plomb, comporte 4 bacs de 11 volts couplés en série pour obtenir 48 volts, offrant une capacité de 82 ampères/heure au régime de décharge en 5 heures, le tout pesant environ 150 kg (pour un poids total du véhicule en ordre de marche de 340 kg). La vitesse maxi en palier demeure modeste : 32 km à l'heure à 2400 tours/minute pour une autonomie tout à fait convenable de 80 km. Un interrupteur à clé amovible fixé sur le tablier permet d'isoler la batterie du moteur interdisant ainsi toute fausse manoeuvre à l'arrêt. Le supplément de vitesse (de l'ordre de 15/20 %) mentionné plus haut, est obtenu grâce à une pédale auxiliaire - côté pied droit - qui permet de court-circuiter une partie de l'enroulement inducteur du moteur. Equipée de tous les dispositifs et accessoires requis par le code de la Route, notamment en matière d'éclairage, la V.L.V revendique son statut de vraie voiture ! En fait, quatre cents exemplaires seulement de ce modèle d'avant-garde seront construits, les autorités d'Occupation ayant interdit leur fabrication, comme celle de tout véhicule électrique, à dater du 21 juillet 1942. Sans cette interdiction, ce modèle en avance sur son temps aurait sans doute fait des émules et bénéficié de perfectionnements multiples. Le destin du V.E. en aurait-il été modifié ? Elektra, février 1993

      Potterat (France - Paris) (1942-1942)

      Revelli (Italie - Turin)

      S.A.T.A.M. Société Anonyme pour Tous Appareillages Mécaniques (France - La Courneuve) (1943-1943)

      Socovel (Limelette Frères - Belgique)

      Stela - Service de la Traction Electrique Légère à Accumulateur (France - Villeurbanne, Rhône) ; voitures électriques, généralement des fourgons de livraison (1948-1948)

      Story (1944-1944)

      Volkswagen Schwimmwagen 128 ; amphibie à moteur 4 cylindres à plat 1131 cm3, 25 ch à 3000 tr/mn , 4 roues motrices, boîte de vitesses à 4 rapports plus première courte, propulsion dans l'eau par une hélice relevable montée à l'arrière, suspensions à barres de torsion ; pré-série, le modèle définitif, 166 (mêmes performances mais forme plus ramassée), entrant en production en 1942 ; 14 0000 exemplairs produits de 1942 à 1944 (1944-1944)


      Peu avant le début de la Seconde Guerre mondiale, apparaît Volkswagen qui construit des voitures militaires. L'une d'entre elles est précisément la version amphibie Schwimmwagen. En 1941. le premier modèle, le 128, marque le début d'une "présérie" d'environ 30 exemplaires. L'année suivante débute la fabrication du modèle définitif, le 166. Ce dernier a les mêmes caractéristiques et accomplit les mêmes performances, mais il a une forme plus ramassée. La production est arrêtée en 1944 (14 000 exemplaires de 1942 à 1944).

      UAZ (Ulianovskij Auttomobilnij Zavod, Oulianovsk, anciennement Samara, Russie) ; production de camions de type ZIS-5 et de type GAZ-MM ; à partir de 1954, construction des véhicules tout-terrain GAZ 69 et 69 A ; production peu à peu transférée de Gorki à Ouljanovsk, tous les GAZ 69 étant produits par UAZ en 1956


      "Entreprise industrielle russe fondée en 1941 à Ouljanovsk (anciennement Samara). Au début, l'activité consistait dans la construction de camions de type ZIS-5 et de type GAZ-MM mais, à partir de 1954, la construction des célèbres véhicules tout-terrain GAZ 69 et 69 A fut aussi peu à peu transférée de Gorki à Ouljanovsk, jusqu'à ce qu'en 1956 tous les GAZ 69 soient produits par UAZ. Les premiers modèles recevaient les moteurs de la Pobieda (2 120 cm3 52 ch, 90 km/h). Le modèle 69 A possédait quatre portes et cinq places. tandis que le modéle 69, à deux portes et à huit places, comprenait deux banquettes de trois places chacune, montées longitudinalement le long des côtés de la voiture. En février 1965, le nombre des GAZ 69 produites atteignit 250 000 unités, mals la production de ce modéle ne fut pas abandunnée. Au contraire, elle continua pendant encore sept ans avec des montages sous licence en Roumanie et en Corée du Nord. "

      Willys-Overland Jeep MB (1945-1945)
BdA 2011

L'automobile en 1942

      En 1942, il y avait aux Etats-Unis 26 465 000 automobiles en circulation, ce qui représentait un rapport de cinq personnes par voiture. En 1941, la production automobile fut de 4 232 000 unités mais en 1942 il n'y eut que 866 000 automobiles construites en raison de l'entrée des Etats-Unis en guerre avec le Japon et l'Allemagne. L'industrie automobile s'était concentrée sur des fabrications militaires et l'élaboration de nouvelles automobiles stagna. Cet état persista jusqu'en 1948, date à laquelle les formes des carrosseries changèrent vigoureusement.

      Construction des voitures électriques interdite par l'occupant allemand en juillet 1942

      Evolution des batteries de traction (AutoVolt, 2.1942) : pour une autonomie de 100 km, 2100 kg en 1895, 700 kg 1898, 350 kg 1905

      J.A. Grégoire bat le record du monde de distance sans recharge sur CGE Tudor 2 places : Paris-Tours, 250 km, le 11.9.1942 ; le véhicule d'accompagnement était le prototype AFG, étudié avec l'Aluminium Français, qui devint la Dyna Panhard en 1947


      Girling Limited (graissage de châssis) entre dans le groupe Lucas

      Alfa Romeo - Alfa Romeo SpA. (Italie - Arese, Milano)

      Arzens "l'Oeuf"

      Aston Martin Atom

      Bréguet, voitures électriques construites pendant l'occupation par les Ateliers d'Aviation Louis Bréguet, à Anglet, près de Bayonne ; 6 batteries 12 V (72 V), 3 dans le coffre avant, 3 derrière la banquette 3 places ; fonctionnement possible sur 3 batteries (puissance et autonomie très réduite), recharge en 12 heures sur le 220 V ; moteur Paris-Rhône entre les roues arrière ; variateur de marche avant à trois positions (1e démarrage nerveux, 2e intermédiaire, 3e croisière), marche arrière par inversion de polarité ; châssis poutre central en acier, carrosserie en Duralumin riveté ; roues avant indépendantes, ressort à lame transversal supérieur et triangle articulé inférieur, freins à tambours à commande hydraulique (origine Simca 5) ; essieu arrière rigide, ressort hélicoïdal, deux roues rapprochées, une motrice et une freinante à tambour à commande hydraulique ; longueur 3m38, largeur 1m43, empattement 2m, 630 kg à vide avec les batteries ; 50 km/h, autonomie 100 km (en 3e) ; 56.000 F en 1942, une Citroën Traction 11 commerciale coûtant 44.903 F ; 200 exemplaires

      Chevrolet Fleetline Aerosedan coach et berline

      Chevrolet Special De Luxe, caractérisé par le grand luxe de son aménagement intérieur ainsi que par les chromes de sa calandre, de ses bandes latérales et de ses enjoliveurs ; design de la carrosserie par Fischer, du consortium General Motors ; 6 cylindres refroidi par eau 3547 cm3 (89x95,25), vilbrequin à quatre pailers, arbre à cames en tête, taux de compression de 6,5, 91 ch à 3300 tours/minute, carburateur Carter ; boîte de vitesses à trois rapports (deuxième et troisième synchronisés), levier de vitesses sous le volant ; ressorts hélicoïdaux avant, ressorts à lames arrière ; longueur de plus de cinq mètres ; 125 km/h et 14 litres aux cent kilomètres ; livrée avec autoradio et pneumatiques à flancs blancs ; versions limousine, coupé cabriolet et woody-combi sous les appellations de Styleline, Stylemaster, Fleetline et Fleetmaster


      En 1942, il y avait aux Etats-Unis 26 465 000 automobiles en circulation, ce qui représentait un rapport de cinq personnes par voiture. En 1941, la production automobile fut de 4 232 000 unités mais en 1942 il n'y eut que 866 000 automobiles construites en raison de l'entrée des Etats-Unis en guerre avec le Japon et l'Allemagne. L'industrie automobile s'était concentrée sur des fabrications militaires et l'élaboration de nouvelles automobiles stagna. Cet état persista jusqu'en 1948, date à laquelle les formes des carrosseries changèrent vigoureusement. L'un de ces cas typiques est la Chevrolet provenant du plus grand consortium, General Motors. A la différence des marques d'autres consortiums, Buick, Oldsmobile, Pontiac et Cadillac, ces Chevrolets faisaient plutôt partie des automobiles à bon marché. De 1941 à 1946, ces voitures n'ont pratiquement pas changé de silhouette et, malgré tout étaient les mieux vendues à cette époque. Elles répondaiet aux exigences élémentaires des automobilistes américains, dont, grandeur suffisante, commodité de l'intérieur, longévité fiabilité et, en dernier lieu, prix abordable. Le coupé Chevrolet Special, de 1942, est cependant en dehors des autres modèles du même genre, ceci par un plus grand luxe de son aménagement intérieur ainsi que par les chromes de sa calandre, de ses bandes latérales et de ses enjoliveurs.Le design de la carrosserie est l'oeuvre de la société Fischer du consortium General Motors. La force mortice est un moteur à refroidissement par eau avec arbre à cames en tête d'une cylindrée de 3547 cm3 pour un diamètre de 89 mm sur 95,25 mm de course. Ce robuste six-cylindres en ligne avait son vilbrequin maintenu par quatre pailers et sa puissance était de 67 kW (91 ch) pour 3300 tours/minute. Ce nombre de tours plutôt modeste ainsi que son taux de compression de 6,5 constituaient des garanties de longévité pour ce moteur. Son carburateur était de marque Carter, L'essieu arrière moteur, fermement maintenu, était entraîné par une boîte de vitesses à trois rapports dont le deuxième et le troisième synchronisés; le levier de vitesses était placé sous le volant. Les roues avant étaient amorties par des ressorts en spirale. L'essieu arrière était suspendu à des ressorts latéraux à lames. De même que toutes les voitures américaines, cette Chevrolet avait une longueur de plus de cinq mètres. Sa consommation était en moyenne de 14 litres aux cent kilomètres pour une vitesse maximale de 125 km/h. Un autoradio et des pneumatiquesaux flancs à bandes blanches équipait les Chevrolets Special de luxe. Au cours d'une décennie de production de types courants de Chevrolet, les versions suivantes étalent proposées : limousine, coupé cabriolet et des Woody-combi sous les appellations de Styleline. Stylemaster, Fleetline et Fleetmaster.

      Chrysler Royal / Windsor 6 cylindres cabriolet (1948-1948)

      Chrysler Town & Country (1948-1948)

      Dodge WC 51 (1945-1945)

      D.U.K.W., jeep Amphibie, "Seagoing Jeep", ou Seep, baptisé "Duck" par les militaires "Duck" ; une carrosserie totalement modifiée, métallique, et en forme de quille de bateau ; partie mécanique pratiquement inchangée, moteur 2 200 cm3 de 60 ch à 4 000 tr/mn, boîte de vitesse à 3 rapports plus réducteur, quatre roues motrices ; propulsion sur l'eau au moyen d'une hélice postérieure actionnée par le moteur à l'aide d'un arbre de renvoi spécial ; longueur 4,63 m, largeur 1,62 m, poids à vide d'environ 1500 kg ; vitesse maximale sur route 80 km/h et sur l'eau 8,5 km/h ; les prévisions de fabrication sont de 13 000 unités, mais la production, qui débute en septembre 1942, est arrêtée l'année suivante (1943-1943)

      En 1942 l'état-major américain confie à un bureau d'architectes navals très réputés (Sparkman et Stephens) la réalisation d'un projet d'une automobile et d'un char d'assaut amphibies, sur lesquels sera adapté l'équipement mécanique de deux véhicules militaires dont la fabrication est déjà très développée : le 1/4 t - 4 x 4, plus connu sous le nom de Jeep, et un camion à trois essieux 2,5 t - 6x6. C'est ainsi que voient le jour la "Seagoing Jeep", ou Seep, et le "D.U.K.W." baptisé par les militaires "Duck", c'est-à-dire canard. Ces deux modèles ont une carrosserie totalement modifiée, métallique, et en forme de quille de bateau. La partie mécanique reste pratiquement inchangée et la propulsion sur l'eau s'effectue au moyen d'une hélice postérieure actionnée par le moteur à l'aide d'un arbre de renvoi spécial. Le Duck continue à être fabriqué jusqu'à la fin de la guerre (1945) et devient le type d'amphibie fabriqué en plus grand nombre : 21 000 unités environ. Ses dimensions hors tout sont les suivantes : longueur 9,45 m, largeur 2,50 m, hauteur 2,69 m, poids à vide 6 750 kg, charge utile 2,5 tonnes. Il est équipé d'un moteur de 4410 cm3 de 95 ch de puissance maximale à 3 000 tr/mn, d'une boite de vitesses à 5 rapports plus réducteur. La traction est réalisée sur les trois essieux. La vitesse maximale est de 80 km/h sur terre et de 10 km/h sur l'eau. Certains modèles du Duck sont munis d'un équipement spécial qui permet de modifier la pression des pneumatiques pour mieux les adapter au type de terrain sur lequel roule le véhicule.

      Automobiles Duriez (France - Paris) (1948-1948)

      Geddes (Italie - Lucca)

      Hindustan Motors Limited (HML - Inde - Hooghly, West Bengal / New Dehli)

      Internationale

      Internationale Automobiel Mij (Pays-Bas - La Hague)

      Jaeger

      Jeep MB (1945-1945)

      NSU Motochenille

      Oldsmobile 66 (844) Club Sedan coach

      Paupe (France)

      Pontiac torpédo 6 Club Coupé torpédo (1948-1948)

      Volvo PV 801-10 (1943-1943)
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L'automobile en 1943

      Compresseur d'air du suisse Bernard Maillard ; machine à piston giratoire (en triangle) avec engrènement rapport 2/3 et hypocycloïde interne ; étanchéïté insuffisante pour être transformé en machine thermique, réalisation de pompes etr compresseurs d'air à très mauvais rendement, abandonné en 1948

      Enzo Ferrari installe son usine de machines-outils à Maranello

      Ce petit village, situé à 17 km au sud de Modène, est aujourd'hui connu du monde entier à cause de Ferrari. C'est là qu'Enzo Ferrari installe son usine à la suite d'une loi de décentralisation visant à éviter le bombardement de sites industriels trop vulnérables. Sa femme y possédait un terrain agricole. La première Ferrari fut construite en mars 1947. Il s'agissait d'une voiture destinée à la compétition, un spider à carrosserie Sport réalisée à l'usine. C'est elle qui rapportera sa première victoire à Ferrari, au Grand Prix de Rome, grâce à Franco Cortese. Un deuxième châssis est mis en chantier en cours d'année, une 125 S Competizione, et habillé d'une carrosserie course dépourvue d'ailes et de phares, ne pouvant donc pas se déplacer sur route. Les deux voitures sont équipées du premier V12 Ferrari, créé par Gioacchino Colombo, un 1 500 cm3, la cylindrée maximale autorisant la suralimentation en Formule 1. La nomenclature adoptée par Ferrari permet de calculer la cylindrée du moteur en multipliant son code, 125, par 12, le nombre de cylindres.

      Micheline électriques sur la ligne Pont Cardinet-Auteuil ; 4 moteurs électriques 94 ch, long 38 m, 4 boggies à 4 essieux, pneumatiques Michelin, 32 t à vide, 51 t en charge (256 places dont 136 assises), 115 km/h, 0-80 km/h en 160 m

      AFA (Espagne - Barcelone) (1944-1944)

      A.F.A. (France)

      Autélec (France)

      Electro-Renard (France - Lyon) (1946-1946)

      Lancia Aurelia V6, de l'ingénieur Francesco de Virgilio ; V6 à 90°, arbre à cames central, soupapes en tête
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L'automobile en 1944

      Citroën 7A 1300

      C.M.V. - Construcciones Moviles de Valencia (Espagne - Valence) (1946-1946)

      Frua (Pietro Frua - Italie - Moncalieri) (1983-1983)

      Graham-Paige Hollywood, à carrosserie Cord 810/812 sur châssis Hupmobile

      Kia Motor Corporation (Corée) ; premier constructeur automobile coréen; premier moteur à essence puis première voiture de tourisme en Corée ; limitée au sud-est asiatique puis, à la fin des années 80, sur le marché américain

      Matford produite à Poissy ; fusion de Ford avec Mathis en 1934

      Moretti (Giovanni Moretti - Italie)

      P.A.L. - Premier Automobiles Ltd - Padmini Premier (Inde - Bombay)

      Volvo PV 444, "voiture de sport familiale" ; présentée à la fin 1944 ; berline à deux portes à moteur 1.4 de 40 ch, pare-brise feuilleté (1965-1965)

      C'est à la fin des années 40 que la marque Volvo a gagné ses lettres de noblesse. La PV 444 constitue l'une des clés de la notoriété de Volvo sur le plan international. Présentée à la fin de l'année 1944, cette berline à deux portes propulsée par un moteur 1.4 de 40 ch disposait d'une puissance suffisante pour qu'on la nomme la "voiture de sport familiale". Premier modèle populaire de la marque, sa production se poursuivit jusqu'en 1965. Entre-temps, une version réactualisée sortait en 1958 : la PV 544. En 1956, la PV 120 assurait le succès de Volvo à l'étranger. En 1962, la gamme était complétée par une version break. Si la PV 444 avait inauguré un certain nombre d'innovations, comme le pare-brise feuilleté, la PV 120 conférait à Volvo une image de marque synonyme de sécurité. En 1959, le constructeur fut le premier à monter, en série, des ceintures de sécurité à trois points d'ancrage : une révolution. En 1960, Volvo dévoilait la P1800 au Salon de Bruxelles et, pour la première fois, il faisait appel à un carrossier étranger en la personne de l'italien Frua. Equipée d'un moteur de 1,8 l et 85 ch, cette voiture de sport sera immortalisée au cinéma parles aventures du "Saint". En 1968, l'étude d'un dérivé "break de chasse" est confiée au styliste transalpin Coggiola. Ce véhicule original et chic, baptisé P 1800 ES connut une carrière très brève du fait de son prix excessif. Aujourd'hui encore, ce véhicule intemporel reste une source d'inspiration pour les designers suédois, à en croire le récent prototype SCC. 1945
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L'automobile en 1945

      Fin de la guerre, routes en ruine, 7500 ponts détruits; plus de passage sur la Loire entre Nevers et Nantes, la Seine n'étant franchie qu'à Paris; ponts de bateaux ou matériel militaires en remplacement

      Pneumatiques rares et tickets d'essence, autorisations de circuler visées par 5 ministères

      Seule la production des véhicules de moins de 2 CV est laissée totalement libre par les pouvoirs publics

      Nationalisation de Jawa (Tchécoslovaquie); fabricants de motos; absorbe les marques Ogar et Eso

      1ère course d'après-guerre en France dans les allées du Bois de Boulogne, le 9.9 (26 jours après la fin des hostilités) ; 1er Wimille sur Bugatti devant la Talbot de Sommer

      Nuccio Bertone prend la direction de la Carrozzeria

      Les usines Volkswagen étudient des moteurs d'avion à piston rotatif

      Création de la SOFICA (Société de Fabrication Industrielle de Chauffage et d'Aération); absorption par la SAF Ferodo en 1962

      Allard Motors Co.Ltd. (Grande-Bretagne - Clapham, London S.W.) (1961-1961)

      Alta 2 litre (Geoffrey Taylor) ; 4 cyl en ligne bloc alliage à 2ACT, de 1074 à 1961 cm3. Le modèle existait en mono et biplace, certaines équipées d'un compresseur Rootes (1947-1947)

      Alvis TA 14 (1950-1950)

      Atalanta RGS (Richard Gaylard Sharrock - Grande-Bretagne) (1958-1958)

      Austin Sixteen ; 2 199 cm3, soupapes en tête (1949-1949)

      Austin Ten (grosse commande de l'Etat)

      Bobbi Kar (Bobbi Motor Car Corp - Etats-Unis - San Diego, Californie / Birmingham, Alabama) (1948-1948)

      Bristol Cars Ltd (Bristol Aeroplane Company - Grande-Bretagne - Bristol)

      Cadillac Deville (1971-1971)

      Chausson (France - Gennevilliers) (1947-1947)

      Citroën 11 Légère Traction Avant, en berline uniquement ; reprise de la production, l'usine ayant été bombardée en 1940 ; voitures construites à partir des anciens stocks anciens

      Daimler DB18 2 1/2 litre ; 6 cylindres en ligne 2,5 litres (1953-1953)

      Eisenach ; les usines de la VEB Automobilwerk Eisenach sont réquisitionnées et nationalisées; production des WARTBURG 311 (1955-1965) et 353 (1966-198x)

      Electrociclo (France) (1946-1946)

      EMW - Eisenacher Motoren-Werke (BMW - Allemagne - Eisenach) (1956-1956)

      Ford F 472 ; ex-Matford construite à Poissy

      Gordon Diamond (Etats-Unis - San Lorenzo) (1947-1947)

      J.A. Grégoire - Hotchkiss-Grégoire (France - Asnières, Seine) (1962-1962)

      Jaguar Cars Ltd (sir William Lyons - Grande-Bretagne - Coventry) ; la SS (Swallow Sidecar Company) devient Jaguar, pour des raisons de "bon goût commercial" ; c'était le nom d'un roadster de 1935) ; le nom est choisi en raison des qualités du jaguar, souplesse et rapidité, et parce qu'il s'écrit de la même manière dans toutes les langues ; Daimler England en prend le contrôle en 1960 ; la fusion entre BMC (British Motor Corporation) et Jaguar a lieu pendant l'été 1966 ; Ford rachète Jaguar en 1989


      Jaguar Mark IV (1949-1949)

      Jeep CJ2A, Willys Jeep Station Wagon (1948-1948)

      Julien, microcar au Salon de Paris

      Kaiser-Frazer (Henry John Kaiser and Joseph Washington Frazer - Etats-Unis - Willow Run, Michigan) (1955-1955)

      Kendall (Denis Kendall - Grande-Bretagne) (1946-1946)

      Lancia Ardea (série 2) (1948-1948)

      Lincoln-Mercury, division de la Ford Motor Company (Etats-Unis) ; assemblage et diffusion en commun

      Mahindra (Inde - Bombay) ; fabrique des tous-terrains sous licence Daimler-Chrysler et des moteurs sous licence Peugeot

      Malaxa (Roumanie)

      MG TC ; voiture sportive à deux places, fabriquée par Morris Garage (MG) à l'initiative du groupe Nuffield, constitué par les sociétés Morris Wolseley et Reiley ; 4 cylindres, 1250 cm3, 54 ch à 5200 tr/mn (moteurs spéciaux sur demande), boîte 4 vitesses, 354x142 cm, 914 kg, 130 km/h ; 1500 exemplaires vendus en 1948, dont 500 à des clients américains ; 10 000 exemplaires ; aucune Midget n'a été équipée de volant à gauche en raison de la "faiblesse de la demande pour cette version" (1949-1949)

      La TC Midget a été fabriquée en 1945 par Morris Garage (MG) à l'initiative du groupe Nuffield constitué par les sociétés Morris Wolseley et Reiley. Cette voiture sportive à deux places était particulièrement appréciée par la clientèle jeune et fut vendue en 1946 à 1 500 exemplaires dont 500 à des clients américains. La production totale jusqu'à 1949 dépassa les 10 000 exemplaires et les modèles construits de 1946 à 1950 reçurent des moteurs spéciaux proposés par MG. Bien que cette possibilité ait été prévue à l'origine aucune Midget n'a été équipée de volant à gauche en raison de la faiblesse de la demande pour cette version.

      Minor (Rudolf Vykoukal, ateliers Walter - Tchecoslovaquie - Jinonice, Prague) (1952-1952)

      Moretti (Giovanni Moretti) (Italie)

      Morris reprend la fabrication des modèles E et M de la Eight, tout en préparant une gamme nouvelle pour le Salon de Londres de 1948

      Peugeot 202, première voiture fabriquée par Peugeot après la deuxième guerre mondiale (15 000 exemplaires produits la première année) ; version standard, version sport et limousine cabriolet présentée ; 4 cylindres, 1134 cm3, 30 ch à 4000 tr/mn, 100 km/h ; deux phares côte à côte montés derrière la calandre, coffre incliné et passages de roues carrossés (1948-1948)

      La Peugeot 202 fut la première voiture fabriquée par Peugeot après la deuxième guerre mondiale. 15 000 exemplaires sortirent des chaînes dès la première année de fabrication. La version standard de la 202 était accompagnée d'une version sport et d'une limousine cabriolet présentée ici. La 202 était très typée avec ses deux phares côte à côte montés derrière la calandre. La vue arrière montre son coffre incliné et les passages de roues carrossés.

      Renault nationalisé par le Général de Gaulle le 16 janvier ; Régie Nationale des Usines Renault, directeur Pierre Lefaucheux ; présentation de la 4 CV en 1946

      Robur (ex-Phânomen - Allemagne - Zittau)

      Rover 10 4 cylindres 1389 cm3 berline (1948-1948)

      S.I.O.P. - Societe Industrielle de l'Ouest Parisien (Rosengart - France - Colombes, Seine) (1955-1955)

      Velocar Mochet (ex-C.M. - France - Saint Ouen) (1950-1950)

      Volkswagen Coccinelle (25.08); présentée en 1938, produite sous l'impulsion du major britannique Ivan Hirst ; moteur placé à l'arrière refroidi par air, 4 cylindres, 1192 cm3, 26/31 ch à 3400 tr/mn, châssis plate-forme avec un tunnel longitudinal, essieu arrière à bras oscillant, suspension à barres de torsion, 110 km/h ; 1000 Coccinelle produites en 1946; 30.000 en 1948, 100.000 en 1950, 1.000.000 en 1955 ; plus de 20 millions de Coccinelles ont été fabriquées


      La Coccinelle VW était motorisée par un moteur placé à l'arrière refroidi par air et monté sur un châssis plate-forme avec un tunnel longitudinal un essieu arrière à bras oscillant et une suspension à barres de torsion. En 1945 personne ne se doutait que cette voiture différente des autres avec son coffre à bagages à l'avant allait au devant d'un tel succès. De 1945 à 1955 1 million de Coccinelles étaient sorties des chaînes de fabrication. Plus de 20 millions ont été fabriquées à ce jour.

      ZIS 110, voiture de grand luxe, est réservée aux dignitaires du Parti ; dérivée de la Packard 180 ; moteur 8 000 cm3 140 ch, taux de compression inférieur à 7 (carburant à bas indice d'octane), poussoirs de soupapes hydrauliques, couple conique hypoïde et changement de vitesse au volant ; 8 m de long , 2 525 kg, consommation 27 litres aux 100 km ; version dépouillée utilisée comme taxi et comme ambulance


      Après la guerre, une importante commande du gouvernement demanda à l'établissement de produire une voiture dérivée de la Packard 180. Ce modèle, légèrement remanié, apparut en production en 1946, pour y rester douze ans. Parmi les caractéristiques nouvelles pour le marché soviétique, signalons les poussoirs de soupapes hydrauliques. le couple conique hypoïde et le changement de vitesse au volant. La Packard russe avait un moteur de 8 000 cm3 qui développait 140 ch. Elle avait 8 m de long et pesait 2 525 kg. Elle consommait 27 litres aux 100 km, encore que le carburant pût être à bas indice d'octane, grâce au taux de compression qui élait inférieur à 7. Une version dépouillée était également utilisée comme taxi et comme ambulance, mais, à la fin de 1958, ce modèle apparut dépassé même pour ces services.
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L'automobile en 1946

      Plan quinquennal dit "Plan Pons"

      Dès le retour de la paix, la fabrication est réorganisée en U.R.S.S. ; les usines de Yaroslav se remettent à produire des camions et des pneus, et de nouvelles installations s'implantent en Géorgie et en Ukraine, à Karkov et à Dniepropetrovsk

      Premier Salon de l'Automobile d'après-guerre (3.10); inauguré par le Général de Gaulle; 100.000 visiteurs

      Inauguration de l'autoroute de l'Ouest; 22 km entre Saint Cloud et Orgeval; mise en chantier en 1935, en service en 1941 pour les troupes d'occupation

      Création de L'Automobile Magazine

      La SA Alfa Romeo devient la Alfa Romeo Spa

      Mort du comte Albert De Dion à l'âge de 90 ans

      Jacques Poch signe des contrats avec Skoda, Tatra et Aerominor (limite à 150 ex/an par le gouvernement français) ; 300 Skoda vendues en France

      Alfredo Vignale fonde la carrosserie qui porte son nom à Turin (1946-1974)

      Il avait travaillé avant la guerre aux Stabilimenti Farina comme tôlier-formeur. C'est Ferrari qui permet réellement à Vignale de s'affirmer et d'acquérir une notoriété internationale en lui confiant la réalisation de ses barquettes et coupé qui s'illustreront dans de nombreuses compétitions de renom, notamment les Mille Miglia et la Carrera Panamericana. Cependant, il faut bien reconnaître que, sans le talent du prolifique styliste Giovanni Michelotti, Vignale serait peut-être restée la minuscule officine de ses débuts ne carrossant que quelques rares voitures dans l'année. Le tandem Michelotti-Vignale fonctionnera jusqu'en 1960. La mort tragique d'Alfredo Vignale en 1969 coïncide avec le rachat de la firme par Ghia. En 1974, lorsque cesse la production des De Tomaso Pantera destinées aux USA, le nom de Vignale disparaît. Il réapparaît en 1984 pour désigner un prototype de Ford Mustang à quatre roues motrices; Ghia avait entre-temps été rachetée par Ford.

      1er pneu Mabor (4.1946, Portugal), en association avec General Tire (USA) ; 1967 1er pneu Mabor à carcasse radiale (nouvelle usine) ; 1989 Joint-venture avec le groupe Continental ; 1992 Rachat de Mabor par Continental

      Michelin dépose un brevet de pneu à carcasse radiale le 4.6.1946 ; 1ère monte en série du pneu X Michelin en 1948 sur la Citroën Traction 11 CV

      CFEC-Steco (Compagnie Française d'Electro-Chimie) créé par Guy Bazalgette ; batteries au plomb pour automobiles, poids lourds et industrie (marque Steco) ; 1e batterie chargée sèche pour l'automobile en 1961, 1ers bac de couleurs en plypropylène en 1969, batterie sans entretien en 1978

      Aero Minor - Letecke Zavody n.p. (Tchecoslovaquie - Jinonice) (1952-1952)

      Aerominor ; 1ère voitures de l'Europe de l'Est vendues en France ; importateur Jacques Poch (1948-1948)

      Aérocarène (France - Paris) (1947-1947)

      Aerominor (1948-1948)

      Airphibian - Continental Inc. (Etats-Unis - Danbury, Connecticut) (1956-1956)

      Alamagny (France - Paris) (1948-1948)

      Alfa Romeo 6 C 2500 SS cabriolet et coupé châssis court (1951-1951)

      Allard J1 ; Ford V8 Mercury, 110 ch ; version sportive de la K1 (empattement réduit), destinée à la compétition (1951-1951)

      Allard K1 ; moteur Ford V8 anglais ("Pilot") ou américain (Mercury), 3917 cm3, 96 ch à 3800 t/mn ; cabriolet 2 places (1951-1951)

      Allard L1 ; Ford V8 Mercury 3917 cm3, 96 ch à 3800 t/mn ; version 4 places (empattement allongé de 15 cm) de la K1 (1948-1948)

      Alvis TB 14 ; 4 cyl en ligne 1892 cm3, 56 ch à 4400 t/mn ; version sportive de la TA 14 (1950-1950)

      B&B Speciality Co (Brogan - Etats-Unis - Rossmoyne, Ohio) (1948-1948)

      Bentley Mk VI (1953-1953)

      Bernardet Frères (France - Châtillon sous Bagneux) (1950-1950)

      Bernath (Suisse - La-Chaux-de-Fonds)

      Bristol 450 (1951-1951)

      Cemsa (Caproni - Italie - Saronno) (1949-1949)

      Chevrolet Fleetline Aerosedan coach (1948-1948)

      Chevrolet Fleetline cabriolet (1948-1948)

      Chevrolet Stylemaster / Fleetline berline/limousine et coupé (1948-1948)

      Chevrolet Suburban

      Cisitalia - Consorzio Industriale Sportive Italia (Piero Dusio - Italie - Turin) (1965-1965)

      Cisitalia, carrossée par Pinifarina ; aile, capot, coffre et cabine regroupés en une forme unique, la calandre n'étant plus qu'un prise d'air ; précurseur des formes "modernes" de l'automobile

      Citroën 11 et 15 Traction Avant retouchée dans son style (nouvelles matrices d'emboutissage) ; roue Pilote remplacée par des roues Michelin BM, capot à crevés, pare-chocs équipés de petits butoirs et baguettes de portières en aluminium

      Citroën Traction Avant 15/6 G ; même modèle qu'avant-guerre mais la berline reste seule disponible au catalogue, peinte selon les stocks en noir ou en gris irisé (1947-1947)

      Corat (Italie - Turin)

      Daimler DE27 :; 6 cylindres en ligne 4,1 litres

      Daimler DE36 (Straight Eight) ; 8 cylindres en ligne, 5,5 litres ; uniquement livrée pour recevoir des carrosseries spéciales (Hooper, Saoutchik)

      Darrin (Howard Dutch Darrin - Etats-Unis - Los Angeles, Californie / Dayton, Ohio)

      De Soto Custom S 11 cabriolet (1948-1948)

      Dodge D 24 Custom 3.8 cabriolet (1948-1948)

      Dolo - B.D.G. (France - Puteaux, Seine) ; Brun, Dolo et Galtier (1947-1947)

      Eucort (Espagne) (1953-1953)

      Ferrari SpA (Enzo Ferrari - Italie - Maranello) ; à la suite d'une loi de décentralisation visant à éviter le bombardement de sites industriels trop vulnérables, Enzo Ferrari installe son usine de machines-outils à Maranello en 1943, sa femme y possédant un terrain agricole ; en 1946, l'ingénieur Gioacchino Colombo dessine le premier V12 Ferrari, un 1500 qui débutera sur la 125 S de 1947 ; couleur des voitures de série jaune (couleur de Modène), rouge pour les voitures de course (Italie)

      Enzo Ferrari naît le 18 février 1888 mais est déclaré deux jours plus tard à l'état civil à cause d'une tempête de neige. Après la mort de son père, ferronnier, il suit des études d'ingénieur et, malgré la recommandation de son colonel, à l'armée, se voit refuser son entrée chez Fiat. Il entre comme pilote-essayeur à la Consotruzioni Mecchaniche Nazionali et y fabrique des tracteurs à 4 roue motrices pendant la guerre 1914-1918, puis y construit des voitures. Pilote-essayeur, il termine quatrième à sa première course, Perme-Berceto, remportée par Antonio Ascari. Il épouse Laura le 28 avril 1923 (c'est elle qui giflera Jean Behra au Grand Prix de Reims parce qu'il avait abandonné !) Il est pilote officiel Alfa Romeo jusqu'en 1931. Il renonce à la course automobile, comme pilote, à la naissance de son fils Dino. En 1929, Enzo Ferrari créé la Scuderia Ferrari à Modène, et représente Alfa Romeo en compétition. En 1937, Ferrari construit sa première voiture de course, avec Giacchino Colombo (Alfa Roméo) et Alberto Massimino. La voiture est une réussite et elle est rachetée par Alfa Roméo où elle devient l'Alfa 158 (Alfetta après la guerre). Ferrari devient officiellement directeur des course d'Alfa. A la rupture avec Alfa Romeo, en 1939, Ferrari s'engage par contrat à ne pas mettre son nom sur une automobile avant 4 ans. Ferrari fonde l'Auto Avio Construzioni (Auto Avio 815, barquette, moteur 8 cylindres' élaboré à partir de pièces Fiat). A la fin de 1943, Ferrari s'installe à Maranello et produit des machines outils, C'est un sucés commercial, 160 personnes sont employées. L'usine bombardée plusieurs fois est reconstruite en 1946 à Maranello, près de Modène. En 1946, l'ingénieur Gioacchino Colombo dessine le premier V12 Ferrari, un 1500 qui débutera sur la 125 S de 1947.

      En 1943, suite à une loi fasciste de décentralisation visant à limiter la destruction des sites industriels trop concentrés autour des zones urbaines, la société d'Enzo Ferrari, rebaptisée Automobili Ferrari - quatre années se sont écoulées depuis son départ d'Alfa Romeo -, se replie à Maranello, où la femme de Ferrari posséde un terrain agricole. Ce qui n'empêche pas la destruction de l'usine en 1944 dont la fabrication de machines-outils assurait la subsistance. Dès le lendemain du conflit, Enzo Ferrari renoue avec l'automobile et, en 1946, apparaît le premier V12 créé par Colombo. La seule raison d'être de Ferrari est alors la construction de voitures de compétition. Les moyens de production sont artisanaux et les chiffres très faibles. En 1947, Enzo Ferrari construit deux voitures de course, la 125 S, une sport, et la 125 S Competizione, une Course, c'est-à-dire dépourvue d'ailes et de phares. Elles seront transformées en cours d'année et adaptées aux différentes courses auxquelles elles prendront part. Aux deux voitures de 1947 vont succéder six voitures en 1948. Ferrari vend ses premières voitures, deux 166 Inter Corsa, aux frères Soave. C'est aussi en 1948 qu'apparaît la première conduite intérieure Ferrari, une 166S carrossée par Allemano qui donne à Ferrari sa première victoire aux Mille Miglia avec Biondetti et Navone. C'est en 1949 que débute vraiment l'histoire des Ferrari de route avec la 166 Inter. Dès ses origines, Ferrari a désigné ses modèles de tourisme par la cylindrée unitaire, c'est-à-dire le volume d'un seul des cylindres du moteur. Il suffit donc en principe de multiplier par douze pour obtenir la cylindrée totale. On note quelques entorses avec la 400 Superamerica en 1960 qui exprimait sa cylindrée en centilitres. Puis, avec les modèles à moteur central, les Dino 206 à partir de 1966, puis les 512 et suivantes plus tard, on vit apparaître la nomenclature propre à certaines voitures de compétition, avec la cylindrée en centilitres et le nombre de cylindres en dernière position. Par tradition, chez Ferrari, les numéros de châssis pairs sont réservés aux modèles de compétition et les numéros impairs aux voitures de tourisme. Cependant, on note certaines exceptions, certains châssis de compétition ayant reçu des carrosseries luxueuses à la demande de clients exigeants.

      Frazer (Etats-Unis - Willow Run) (1951-1951)

      GAZ 67 B, appelée dans le jargon militaire Ivari-Willys. c'est-à-dire la jeep qui avait fait la Seconde Guerre mondiale

      GAZ M-20 Pobieda (Victoire, usines Molotov) ; nouvelle berline quatre places deux portes de moyennes dimensions, copie de l'Opel Kapitan ; moteur quatre cylindres à soupapes latérales 2 112 cm3, 50 ch à 3.600 tr/min, boîte 3 vitesses ou automatique ; carrosserie autoporteuse, suspensions à triangles superposés avant (ressorts hélicoïdaux), essieu rigide arrière (ressorts à lames) ; longueur 4.66 m, largeur 1.69, hauteur 1.64, empattement 2.70, voies 1.36, poids 1 345 kg ; 105 km/h, consommation 11 litres aux 100 kilomètres ; voiture d'une robustesse exceptionnelle mais assez lente et de consommant beaucoup, produite de 1946 à 1958, licence reprise par FSO de 1959 à 1982 (1958-1958)


      Copie de l'Opel Kapitan (butin de guerre après la capitulation de l'Allemagne, en 1945. Ce modèle s' avéra d'une robustesse exceptionnelle (qualité fort appréciable en raison de l'état des routes d'alors et du climat de la Russie, mais présentait l'inconvénient d'être assez lent et de consommer beaucoup (13l/100km). Produite de 1946 à 1958, licence reprise par FSO de 1959 à 1982.

      Healey - Donald Healey Motor Co - (Donal Healey - Grande-Bretagne - Warwick) (1953-1953)

      Hotchkiss 864 ; 4 berlines 13 CV pour l'exportation seulement

      Hotchkiss 866 20 CV

      Invicta (Grande-Bretagne - Cobham / Chelsea) (1950-1950)

      Jeep Station Wagon (1950-1950)

      Jensen PW 4-litre ; berline 4 portes ; 8 en ligne, 3860 cm3, 85x85, 6,2:1, 130 ch à 4300 t/mn, 1530 kg, 154 km/h (1951-1951)

      Wimille (France) ; Jean-Pierre Wimille (1949-1949)

      M.A.J. - Julien (France - Paris) (1950-1950)

      King Midget (Etats-Unis - Athens, Ohio) (1969-1969)

      Marketeer Company (Merle Williams) Electric Marketeer Mfg Co, Nordco Marketeer electric vehicles (Etats-Unis - Redlands, Californie) (1905-1905)

      Maserati 6C Sport

      Maserati A6 1500 Coupé Pinin Farina (Salon de Turin) ; premier prototype en 46 ; 6 cylindres en ligne, tout aluminium, 1488 cm3, 66x72, 7,2:1, simple ACT, un carbu (3 en option) 66 ch à 4700 t/mn, 1040 kg, 150 km/h (1950-1950)

      Mercedes-Benz W136 (1953-1953)

      MG Midget TC

      Monopole (France - Poissy) (1948-1948)

      Motocar (Robert de Rovin - France - Colombes, Seine)

      Opes (Italie - Turin) (1949-1949)

      Panhard Dyna au Salon de l'Auto ; dérivée du prototype AFG de 1942, étudié avec l'Aluminium Français (J.A. Grégoire)

      Philipin (Philipsons - Suède - Stockhölm)

      Playboy Motor Car Corporation (Etats-Unis - Buffalo, New York) (1951-1951)

      Roadable (Southern Aircraft Division, Portable Products Corp - Etats-Unis - Garland, Texas) (1947-1947)

      Rovin (France - Saint Denis) ; Robert Pegulu de Rovin rachète les usines Delaunay-Belleville de Saint-Denis pour reconditionner des Jeep militaires et fabriquer des malles arrière pour Traction (1951-1951)

      Rovin D1 au Salon de Paris, prototype de motocar à monocylindre 4 temps refroidi par air, pas de portes, un seul projecteur au milieu du capot plongeant

      Motocar de Robert Pegulu de Rovin ayant rachté les usines Delaunay-Belleville de Saint-Denis pour reconditionner des Jeep militaires et fabriquer des malles arrière pour Traction

      Russell (Raymond Russell - Etats-Unis)

      Singer Nine (4A-4AB) 1074 cm3 ACT roadster 4 places (1951-1951)

      Skoda Tudor au Salon de Paris ; berline 2 portes et 4 portes dont la face avant inspirera la 203 Peugeot ; version 4 portes et cabriolet en 1947

      Stanguellini (Vittorio Stanguellini - Italie) (1965-1965)

      Stout (William Bushell Stout - Grande-Bretagne)

      Studebaker Champion (1949-1949)

      Sunbeam 2 Litre 4 cylindres berline (1948-1948)

      Tatra T 107 (1951-1951)

      Triumph 1800

      Triumph Roadster (1950-1950)

      Tucker (Etats-Unis - Chicago) (1948-1948)

      Veritas (E. Loof - Allemagne - Messkirch / Rastatt / Nurburgring) (1952-1952)

      Vespa, "la guêpe", créée par le groupe Piaggio qui souhaite produire un engin intermédiaire entre la moto et la voiture

      Vignale (Italie)

      Volkswagen Coccinelle (1959-1959)

      Volugrafo (Italie - Turin) (1948-1948)

      Volvo PV 60 (1949-1949)

      Wolseley Motors Ltd. (Grande-Bretagne - Birmingham) (1976-1976)
BdA 2011

L'automobile en 1947

      David Brown achète Aston Martin et Lagonda ; David Brown (DB) est le cinquième propriétaire de l'affaire ; nouvelle faillite en 1969, reprise par M. Montgomery (concentration de la production sur la DBS, Sir David Brown perd le contrôle de la marque, production tombée à 10 ex/jour)

      Né en 1904 à Huddersfield. David Brown était L'héritier d'un groupe d'industries mécaniques, au sein desquelles il avait effectué, très jeune, son apprentissage, pour parvenir en 1928 à la direction générale de la Keighley Gear Company (une fabrique d'engrenages) et prendre en 1933 la tête de tout le groupe de la David Brown and Sons (Huddersfield) Ltd. Entre 1927 et 1930, David Brown avait fait une carrière active de pilote de courses, surtout au volant de voitures Vauxhall préparées pour la compétition. Les responsabilités familiales et la gestion de l'entreprise, l'amenèrent ensuite à renoncer au sport automobile actif, auquel toutefois il était toujours attaché. A partir de l'achat d'Aston Martin, David Brown s'attaqua patiemment à la conquête des victoires les plus prestigieuses, mettant parfois dix ans pour les obtenir, comme dans le cas des Vingt-Quatre Heures du Mans, auxquelles il participa pour la première fois, sans succès, en 1949, avec deux voitures hybrides type DB 1 et un prototype DB 2. La victoire ne fut conquise qu'en 1959 avec l'équipage Salvadori-Shelby sur une voiture spéciale, la DB R 1/300. Cette année-là, la même voiture remportait le championnat international des marques pour voitures de sport.

      Mort d'Ettore Bugatti le 21 août 1947

      Mort d'Henry Ford à l'âge de 83 ans; le 18 avril 1947)

      Mise en place à Levallois du montage des moteurs de la future Citroën 2 CV en postes individuels

      Création de la NASCAR (National Association for Stock Car Auto Racing), le 14.12.1947 par William "Bill France" ; siège administratif à Daytona, centre nerveux à Charlotte (Caroline du Sud) ; 1ère course le 15.02.1958, victoire de Red Byron ; Winston Cup depuis 1971, du nom du principal sponsor (cigarettier), autres sponsors Coors, Budweiser et Miller (bière), STP et Havoline (pétrole), Coca-Cola et Pepsi-Cola, Kodak, marchands de pièces détachées ; Grand National, 2e division ; voitures coupés 2 portes dérivées de voitures de série

      Louis Chiron (Talbot) remporte le 1er Grand Prix de l'Automobile Club de France d'après-guerre sur le circuit de Lyon-Pailly

      633.803 km/h par John Rhodes Cobb sur Napier railton Mobil à turbine (Bonneville, 16.9.1947) ; 4 roues motrices de 1 m de diamètre, 2 moteur 12 cyl de 47.872 cm3 au total pour 2.500 ch (refroidissement grâce à des réservoirs spéciaux remplis de pains de glace)

      Classification des huiles par API (American Petroleum Institute) distinguant les catégories Regular, Premium et Heavy duty ; remaniement de la norme en 1952, séparant les huiles pour moteurs à essence et Diesel, puis révision en 1955 et 1960 (Service ML/MM/MS essence et DG/DM/DS Diesel) ; classification commune des insituts américains API, ASTM et SAE en 1970 (SA à SF pour les moteurs à essence, CA à CD pour les Diesel, les anciennes SA/SB/SC et CA/CB étant périmées) ; notion de service (Qualité de l'huile, conditions d'utilisation et de fonctionnement)

      Igol France (IG), société anonyme française IGOL fondéé en 1947 par 14 industriels français spécialistes du graissage ; contrôle en temps réel des moteurs avec l'électrocartergramme

      AC 2 Litres Buckland tourer (1955-1955)

      AC 2 Litres cabriolet et coach (1955-1955)

      Alca (Italie - Milan) (1950-1950)

      A.F.M. (Allemagne) ; petite entreprise allemande fondée par Alex von Falkenhausen, l'un des plus grands techniciens de BMW, qui produit de 1947 à 1950, quelques voitures de sport et de compétition ; l'entreprise ferme ses portes en 1950 et von Falkenhausen reprend ses activités chez BMW (1952-1952)

      Petite entreprise allemande fondée par Alex von Falkenhausen - l'un des plus grands techniciens de B.M.W. - qui produit de 1947 à 1950, quelques voitures de sport et de compétition. Les premiers modèles de 1,5 l et de 2 l sont dérivés en grande partie de la BMW 328, construite avant-guerre. Au volant de ces voitures, Alex von Falkenhausen remporte lui-même de nombreuses victoires ; notamment le championnat d'Allemagne en catégorie voitures de sport 1500 m3. Plus tard en 1950, A.F.M. réalise un nouveau modèle pour lequel Richard Küchen conçoit un moteur spécial, assez complexe. Il s'agit huit cylindres en V de 2 l, à quatre arbres à cames en tête alimenté par huit carburateurs de motocyclette. En dépit des qualités techniques du moteur, la voiture ne réalise pas les performances attendues, car, par manque de moyens financiers, Falkenhausen ne pourra jamais la mettre au point. Cette même année, il doit fermer les portes de son entreprise et reprend ses activités chez B.M.W.. 4 G.P. : Saison F1 1952 : Suisse - Hans Von Stuck ; Allemagne - Willi Heeks, Helmut Niedermayr, Willi Krakau et Ludwig Fischer ; Saison F1 1953 : Allemagne - Hans Von Stuck, Theo Fitzau, Guenther Bechem ; Italie - Hans Von Stuck

      Alca (Italie - Milan)

      Alfa Romeo 6 C 2500 limousine et coach Freccia d'Oro châssis long (1950-1950)

      Allard M1 ; Ford V8 Mercury 3917 cm3, 96 ch à 3800 t/mn. 4 places décapotable ; pare-brise plan, intérieur bois et cuir (1950-1950)

      Austin A 40 Devon au Salon de Genève ; distribuée aux Etats-Unis ; 4 cylindres 1199 cm3 Dorset coach (1958-1958)


      Austin A 110 (1953-1953)

      Austin A 125

      Automobiles M A Julien (France)

      Bouffort (France - Bondy) ; Victor Bouffort (1950-1950)

      Buckler Cars (Derek Buckler - Grande-Bretagne - Reading, Berkshire) (1962-1962)

      Bugatti Type 73/73 C; projet de voiture légère à moteur 4 cylindres 1489 cm3 (76x82), non produite (1952-1952)

      Buick serie 40 (1958-1958)

      C.T.A.-Arsenal (France) (1948-1948)

      Champion (Holbein - Allemagne - Hlingen / Paderborn) (1958-1958)

      Cisitalia Grand Prix (Ferdinand Porsche) ; 4 cylindres 1100 cm3, 61 ch à 5500 tr/mn, boîte 4 vitesses, 330x145 cm, 6660 kg, 200 km/h

      Citroën 11 B Traction Avant ; meilleure qualité de fabrication, rendement supérieur (carburateur Solex 32), confort intérieur amélioré avec des sièges Pullman et un tableau de bord mieux garni

      La Citroën 11 CV était équipée d'une carrosserie autoporteuse et de suspensions avant indépendantes mais elle est devenue célèbre par sa transmission avant et par sa forme très reconnaissable. Son excellente tenue de route lui a donné le mérite douteux d'être la voiture préférée des gangsters.

      "Citroën Traction Avant 15/6 D ; moteur tournant à droite, suite au montage d'une nouvelle boîte de vitesses ; roues Pilote jusqu'à l'été 1947 puisroues à voile plein conçues par Michelin " (1952-1952)

      Comet (General Developing Company - Etats-Unis - Ridgewood, New York) (1948-1948)

      Davis Motor Company (Glenn Gordon Gary Davis - Etats-Unis - Van Nuys) (1949-1949)

      Delcar (American Motors of Troy - Etats-Unis - Troy, New York) (1949-1949)

      Dellow (Grande-Bretagne - Birmingham) (1959-1959)

      Dommartin (ex-SEFAC - France) (1948-1948)

      Ferrari 125 Corsa, première Ferrari fut construite à Maranello en mars 1947 ; spider à carrosserie Sport dessiné en quelques semaines par Giaocchino Colombo en 1946 ; carrosserie sommaire, châssis sans originalité, d'après l'Ingeniere (l'important pour lui étant le moteur) ; moteur V12 "Colombo" simple arbre 1497 cm3 (55x52,5), 70 à 90 ch ; empattement 2,42 m, 155 km/h ; Franco Cortese, le pilote qui a remplacé Giuseppe Farina au dernier moment, abandonne à trois tours de l'arrivée alors qu'il est en tête ; "en 1946, l'ensemble du projet était au point et en mai 1947 nous fîmes nos débuts à Piacenza. Pilotée par Franco Cortese, notre voiture était en tête à deux tours de la fin quand la pompe à essence se grippa. C'était en tous cas un échec prometteur" dit Enzo Ferrari ; 1ère victoire Ferrari par Franco Cortese au circuit des Thermes de Caracalla près de Rome le 25.5.1947 (voiture habillée par le carrossier Touring de Milan)


      Première année d'activité de la firme Ferrari. Deux châssis de 2,42 m d'empattement sont fabriqués. La première Ferrari fut construite en mars 1947. Il s'agissait d'une voiture destinée à la compétition, un spider 125 S à carrosserie Sport réalisée à l'usine. C'est elle qui rapportera sa première victoire à Ferrari, au Grand Prix de Rome, grâce à Franco Cortese. Un deuxième châssis est mis en chantier en cours d'année, une 125 S Competizione, habillé d'une carrosserie course (roues extérieures, phares et garde-boue amovibles). Un spider 159 S (1 903 cm3), bâti sur le second châssis, remporte le Grand Prix de Turin grâce à Raymond Sommer. Dès ses origines, Ferrari a désigné ses modèles de tourisme par la cylindrée unitaire, c'est-à-dire le volume d'un seul des cylindres du moteur. Il suffit donc en principe de multiplier par douze pour obtenir la cylindrée totale. On note quelques entorses avec la 400 Superamerica en 1960 qui exprimait sa cylindrée en centilitres. Puis, avec les modèles à moteur central, les Dino 206 à partir de 1966, puis les 512 et suivantes plus tard, on vit apparaître la nomenclature propre à certaines voitures de compétition, avec la cylindrée en centilitres et le nombre de cylindres en dernière position. Par tradition, chez Ferrari, les numéros de châssis pairs sont réservés aux modèles de compétition et les numéros impairs aux voitures de tourisme. Cependant, on note certaines exceptions, certains châssis de compétition ayant reçu des carrosseries luxueuses à la demande de clients exigeants.

      Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Enzo Ferrari est déjà un homme célèbre. Pendant près de dix ans (1929-1938), il a dirigé la Squadra Alfa Romeo et les exploits des voitures à l'effigie du petit cheval cabré ne se comptent plus. Il fonde sa propre marque au printemps 1947. Ferrari rêve déjà de Grands Prix, mais sa connaissance de la course lui dicte la prudence. La première Ferrari sera donc une petite barquette, destinée aux épreuves routières... mais tout de même animée par un moteur V12 ! Dessinée en quelques semaines par Giaocchino Colombo, la "Tipo 125" se présente sous la forme d'un roadster très dépouillé, dont le V12 (1500 cm3) développe une centaine de chevaux. Pilotée par Franco Cortese et habillée par le carrossier Touring de Milan, elle fait ses débuts sur le circuit de Piacenza, le 11 mai 1947. Elle doit renoncer pour un "vulgaire" problème de pompe à essence. Quinze jours plus tard, le même Cortese offre à Ferrari sa première victoire à Rome. Il enchaîne ensuite les succès, jusqu'à la fin de la saison. La légende est en marche

      Mise au point du premier V12 Ferrari par Gioacchino Colombo. L'ingénieur Gioacchino Colombo, qui fut l'assistant du grand Vittorio Jano chez Alfa Romeo dans les années vingt et trente, créa, seul, le moteur 158 des fameuses Alfetta de 1937, créées à l'initiative d'Enzo Ferrari. Ce dernier fait appel à lui en 1946 pour créer un douze cylindres en V pour les voitures qui vont porter son nom. Ferrari avait opté pour cette architecture parce qu'il avait été impressionné par les Delage Grand Prix de 1927. Le V12 dessiné pour Ferrari devait répondre au règlement en vigueur à l'époque pour la Formule 1 qui autorisait alors deux types de moteurs: atmosphérique de 4500 cm3 de cylindrée ou suralimenté de 1500 cm3. Ferrari avait choisi la seconde solution, mais le V12 Colombo ne donna pas toutes les satisfactions attendues et Ferrari demanda à Aurelio Lampredi un autre V12 de plus grosse cylindrée pour répondre à la première Formule 4,5 litres atmosphérique. On n'abandonna pas pour autant le V12 Colombo puisqu'après avoir cessé d'équiper les 212 Inter en 1953, on le retrouvera sur les 250 GT à partir d'octobre 1954 et qu'il connaîtra une brillante carrière sportive sur ce modèle. Il continuera sa vie civile jusqu'en 1966 sur la 275 GTB qui sera la dernière Ferrari équipée d'un V12 Colombo. Entre-temps, Colombo était retourné chez Alfa Romeo à la fin de 1950. Il n'y reste pas très longtemps puisqu'on le retrouve chez Maserati, le grand concurrent de Ferrari, à Modène, où il modernise les moteurs existants et sera à l'origine de la 250 F qui assurera le titre de champion du monde à Maserati. On retrouve Gioacchino Colombo chez Bugatti en 1955 où il met au point la 251 à moteur central qui sera le chant du cygne de la marque française.

      Ferrari 159 Spider ; Formule 2 basée sur le châssis de la 125 S ; V12 simple arbre 1903 cm3 (59x58), empattement 2,42 m ; victoire de Raymond Sommer au Grand Prix de Turin

      Ferrari 166 Spider Corsa ; conduite par Tazio Nuvolari de 1947 à 1948 (1948-1948)

      Ford Pilot

      Ford SAF - Ford Société Anonyme Française (France - Bordeaux / Poissy) ; place sous l'autorité de la Grande-Bretagne, ellee assemble les Ford A ; version française de la V8 en 1932 ; Ford s'associe avec Mathis en 1934 (Matford) ; Ford SAF reprend son indépendance vis-à-vis de Mathis en 1940 ; camions militaires produits à Poissy (sous contrôle de Ford Allemagne) puis fabrication de voitures particulières en 1946 ; Ford Vedette en 1948 ; installations cédées à Simca en 1953 (1905-1905)

      Gordano (Grande-Bretagne - Clapton in Gordano, Somerset) (1949-1949)

      Grégoire, petite voiture à traction avant avec moteur refroidi par air ; l'ingénieur Jean Albert Grégoire fait réalisé le prototype par la Société de l'Aluminium Français. la maison Panhard et Levassor acquérant les droits de reproduction ; la direction technique de la société s'appliqua à parfaire le projet qui, une fois les travaux terminés, reste conforme aux conceptions de base de Grégoire (voiture Dyna)

      International Harvester (Etats-Unis)

      Jicey (France) (1948-1948)

      JK Cars (1955-1955)

      Julien MM5, aux salons de Paris 1940, 1947, 1948 et 1949 ; monocylindre refroidi par air de 325 cm3, 2 CV, transmission aux roues arrières par chaîne, voie réduite, 300 kg, 70 km/h (1949-1949)

      Land Rover (Ford - Premier Automotive Group - Grande-Bretagne)

      Land Rover Defender

      Le Nivet (France)

      Lotus, première voiture spéciale de Colin Chapman

      Maserati A6G (1956-1956)

      Motorette Corp (Etats-Unis - Buffalo, New York) (1953-1953)

      Mustang (Etats-Unis - Seattle / Renton) (1949-1949)

      M.Z.M.A. Moskovsky Zavod Malolitrazhnykh Avtomobiley (AZLK Avtomobilny Zavod imeni Leninskogo Komsomola - Russie - Ishevsk) ; l'usine KIM devient MZMA en janvier 1947 ; fabrique russe, fondée en 1929, destinée, l'origine, à l'assemblage de la Gorkovsky Automobilov Zavod (GAZ), et qui, de 1932 à 1940, fut utilisée pour monter des groupes que l'on expédiait à Gorki ; elle construit d'abord l'Opel Kadett 1939, les plans et les outillages ayant été saisis ; dès 1947, la MZMA produit des autos portant la marque Moskvich assemblées dans l'usine AZLK (Automobilei Zavod Imeni Leninskoho Lomsomol, Moscou) et dans l'usine IJ, à Ijvesk (1968-1968)


      La MZMA (Moskovskij Zavod Malolitrajnnich Automobilei), fondée en 1929, produisit la première Moskvitch en 1947. Fabrique russe, fondée en 1929, destinée, l'origine, à l'assemblage de la Gorkovsky Automobilov Zavod (GAZ), et qui, de 1932 à 1940, fut utilisée pour monter des groupes que l'on expédiait à Gorki. Elle assemblait alors trois modèles complets. inspirés de la voiture anglaise Ford Prefect et appelés Kim-10. En 1946, l'usine fut rebaptisée M.Z.M.A et, dès l'année suivante, elle commença produire des autos portant la marque Moskvich. Les Moskvitch sont assembées dans l'usine AZLK (Automobilei Zavod Imeni Leninskoho Lomsomol, Moscou) et dans l'usine IJ, à Ijvesk. Le premier modèle construit, la Moskvich 400, était basé sur la mécanique de l'Opel Kadett d'avant guerre il était animé par un moteur de 1 071 cm3, développant 23 ch et permettant une vitesse de 99 km/h. En 1954 s'ajouta le type 401 à moteur 26 ch, possédant un levier de vitesse au volant. En avril 1956, ces voitures, inspirés des modèles Opel, furent abandonnées après une production de 247 439 unités, dont 17 742 en version cabriolet. On les remplaça par le nouveau type 402 (1 220 cm3 35 ch, 105 km/h). L'année suivante apparaissait la première station-wagon russe, la Moskvich 423, tandis que la berline servait de base à la 410, un véhicule tout-terrain. La Moskvich 407 apparut en 1958. Elle était dotée d'un moteur soupapes en tête de 1 336 cm3 d'une puissance de 45 ch, et atteignait 115 km/h. En dépit d'une finition plus soignée (peinture deux tons de la carrosserie, pose de quelques chromes supplémentaires), son esthétique était assez douteuse. A la fin de l'année 1962 sortit le modèle 403, avec une nouvelle carrosserie nettement plus réussie. Il fallut pourtant attendre l'année 1964 pour voir apparaître une ligne assez moderne avec le type 408, une cinq places capable d'atteindre les 120 km/h. Assez terne, cette carrosserie se prêta à divers remaniements et resta en production jusqu'au milieu des années soixante-dix. Le 18 mai 1967, la millionième Moskvich sortait des chaînes, et, à la fin de l'année, apparaissait en Russie la première voiture de tourisme dotée d'un moteur à arbre à cames en tête, la Moskvich 412 (1 478 cm3, 75 ch, 140 km/h). Cette voiture était construite dans de nouvelles usines à Ishevsk, petite ville sur le fleuve Ish. En novembre 1968, la fabrique qui produisait la Moskvich changea sa raison sociale en A.Z.L.K. (Automobilnij Zavod Leninskovo Komsomola). Quelques-uns des modèles produits à Ishevsk furent vendus sous la marque Ish. Ils ne se distinguaient des autres que par quelques petits détails. Signalons la construction par la firme, à la même époque, de petits véhicules de transport. Entre 1967 et 1974, un autre million de Moskvitch étaient produites. En 1975, la Moskvich 1500 (83 ch) fut lancée. Elle avait une carrosserie semblable à celle de la 412, mais avec des formes plus arrondies et des pare-chocs à absorption d'énergie. L'aménagement comprenait des ceintures de sécurité, une lunette dégivrante, des essuie-phares, des poignées encastrées et un nouveau système d'aération intérieure.

      Fabrique russe, fondée en 1929, destinée, l'origine, à l'assemblage de la Gorkovsky Automobilov Zavod (GAZ), et qui, de 1932 à 1940, fut utilisée pour monter des groupes que l'on expédiait à Gorki. Elle assemblait alors trois modèles complets, inspirés de la voiture anglaise Ford Prefect et appelés Kim-10. En 1946, l'usine fut rebaptisée M.Z.M.A. (Moskovskij Zavod Malolitrajnnich Automobilei) et dès l'année suivante, elle commença à produire des autos portant la marque Moskvich. Le premier modèle construit, la Moskvich 400, était basé sur la mécanique de l'Opel Kadett d'avant guerre il était animé par un moteur de 1 071 cm3, développant 23 ch et permettant une vitesse de 99 km/h. En 1954 s'ajouta le type 401 à moteur 26 ch, possédant un levier de vitesse au volant. En avril 1956, ces voitures, inspirés des modèles Opel, furent abandonnées après une production de 247 439 unités, dont 17 742 en version cabriolet. On les remplaça par le nouveau type 402 (1 220 cm3 35 ch, 105 km/h).

      MZMA Moskvitch 400, présentée à Moscou ; basée sur la mécanique de Opel Kadett d'avant guerre, les plans et les outillages ayant été saisis ; moteur 1071 cm3 23 ch, 99 km/h ; en avril 1956, ces voitures sont abandonnées après une production de 247 437 unités, dont 17 742 en version cabriolet (1956-1956)


      N.A.C. - Nanjing Automobile Corporation (Yuejin Motor Group Corporation - British MG Rover Group - Chine)

      Nardi Italia SpA (Enrico Nardi - Turin) (1963-1963)

      New-Map - Rolux (France - Lyon) (1952-1952)

      Nissan Sedan DA (1952-1952)

      Opel Olympia (1951-1951)

      OSCA - Fratelli Maserati Bologna (Italie - Bologne) (1967-1967)

      Pegaso (Espagne) ; construction de camions ; première voiture Z-102 présentée à Barcelone puis au salon de Paris 1951

      Pennacchio (Italie - Milan) (1948-1948)

      Peugeot 202 Break Bois 6 CV break bois (1949-1949)

      Princess (Grande-Bretagne) (1960-1960)

      Publix Motor Car (Etats-Unis - Buffalo, New York) (1949-1949)

      Renault 4 CV Luxe/Sport berline ; présentée au Salon de Paris 1946 ; 760 cm3, 18 ch, boîte 3 vitesses, 580 kg, 92 km/h ; premier tours de roue en 1943; Fabriquée jusqu'en 1961, 1.500.000 exemplaires (1961-1961)


      Renault Juva 4 Break (1960-1960)

      Renault Juvaquatre 6 CV 1003 cm3 berline (1948-1948)

      Rhône (France - Lyon) (1948-1948)

      Rolls Royce Silver Wraith ; version "compacte" de la Phantom III ; 6 cylindres 4257 cm3 berline (1959-1959)

      Rovin D2 au Salon de Paris ; flat twin refroidi par eau 423 cm3 10 ch, châssis-poutre, 2 projecteurs classiques, 300 kg, 70 km/h ; 700 exemplaires (1948-1948)

      S.A.M.C.A. (Italie - Parma)

      "Simca 6 au Salon de Paris ; Simca 5 modernisée : ligne « ponton » et moteur culbuté ; 4 cylindres en ligne 7 CV 1221 cm3 (72x75), vilebrequin à trois paliers, coussinets minces, soupapes verticales en tête commandées par culbuteurs à partir d'un arbre à cames situé dans le bloc, culasse en aluminium à sièges de soupapes rapportés, graissage sous pression par pompe à engrenages,rapport volumétrique 6,25/1, 41 ch à 4.400 t/m, 8,4 m/kg à 2.500 t/m ; carburateur Solex inversé, allumage par batterie, bobine et distributeur. ; embrayage monodisque fonctionnant à sec, boîte de vitesses à quatre rapports, la quatrième étant la prise directe et les deuxième, troisième et quatrième étant synchronisées, transmission par arbre de transmission à deux flectors en caoutchouc, pont arrière type banjo, à couple conique à taille Glaeson, rapport 9 x 43 ; suspension avant Simca à roues indépendantes par ressorts hélicoïdaux travaillant dans l'huile, arrière classique, par deux ressorts à lames semi-elliptiques, à lames spéciales compensatrices assurant une variation de la flexibilité, poussée et réaction par les ressorts; quatre amortisseurs hydrauliques ; freins à commande hydraulique sur les quatre roues. Noter les tambours en aluminium à ailettes de refroidissement, frein à main sur la transmission, direction à vis et secteur ; construction classique à châssis séparé ; longueur 4,100 m, largeur 1,550 m, garde au sol 0,170 m, hauteur 1,300 m, empattement 2,420 m, voie avant 1,231 m, voie arrière 1,226 m, diamètre de braquage 9 m, poids du châssis nu 150 kg " (1950-1950)

      Skoda Tudor 4 portes et cabriolet

      Studebaker Champion (G) 6 cylindres 2.8 berline (1949-1949)

      Talbot T 26

      Tama (Tachikawa Aircraft Company - Japon) (1951-1951)

      Taraschi (Italie - Teramo) (1955-1955)

      Town Shopper (Etats-Unis - San Diego, Californie) (1948-1948)

      Toyota SA (1952-1952)

      Volpe (Italie) (1949-1949)

      Volvo PV 444 ; coach 4 cylindres 1414 cm3 (1960-1960)
BdA 2011

L'automobile en 1948

      Embargo français sur les voitures importées

      Premier Salon de Paris de l'après guerre

      Liaisons radio sur les Peugeot 203 de la Gendarmerie

      Salaire mensuel minimum fixé à 7000 F (÷ 40 F de l'heure).

      A Rosario, Argentine, Amédée Gordini choisit le débutant Juan-Manuel Fangio pour piloter une de ses monoplaces aux côtés de Wimille

      Accord d'exclusivité Volkswagen avec Porsche pour la préparation de ses moteurs

      Turbine Centrax 160 CV

      Création de la Shell Française, ex-Pétroles Jupiter ; Société des Pétroles Shell, filiale du groupe Royal Dutch Shell ; raffineur, pétrole, exploration, production, distribution, chimie, recherche, informatique, gaz ; nouvelles huiles Shell raffinées en France (10.1938), Shell Française en 1948 (Anciens Pétroles Jupiter, 1921) ; en 1933 : Shell-A-Cyl lubrifiants pour haut de cylindre, Shell Huile pour moteurs, AeroShell huile pour moteurs à haut rendement

      Embrayage électromagnétique Jaeger (coupleur à poudre) sur Panhard Dyna : embrayage automatique à base d'électro-aimant et de poudre mérallique ; plus le régime est élevé, plus la dynamo débite et plus la poudre se solidifie sous l'effet de l'aimant (progressivité) ; un contacteur sur le pommeau du levier de vitesse permet de désaccoupler la boîte lors des changements de rapport (coupure de l'alimentation, débrayage total, pas de pédale d'embrayage)

      Boîte automatique GM Hydramatic sur Oldsmobile ; 4 rapports + arrière, 3 trains épicycloïdaux, sélecteur 5 positions

      Clé à molette 113 et clé dynamométrique S 200 Facom

      Aerocar Corp. (Moulton P. Taylor - Etats-Unis - Longview, Washington)

      Agea de Toledo (Suisse - Genf) (1954-1954)

      Airway - T.P.Hall Engineering Co. (Etats-Unis - San Diego, Californie) (1950-1950)

      A.J.B. (Grande-Bretagne - Iver, Buckinghamshire) ; firme anglaise d'automobiles, fondée par Archie Butterworth, qui se consacre exclusivement à la production de voitures de compétition (1953-1953)

      Firme anglaise d'automobiles, fondée en 1948 par Archie Butterworth, qui se consacra exclusivement à la production de voitures de compétition. Cette maison, dont le siège se trouvait à Iver dans le Buckinghamshire, cessa toute activité en 1953. Les premiers modèles, à quatre roues motrices, étaient équipés d'un moteur Steyr V 8 de 3,7 l, refroidi par air, qui fut ensuite remplacé par un moteur à soupapes en tête de 4425 cm3. En 1952, A.J.B. produisit une voiture de Formule 2 pourvue d'un moteur à 4 cylindres opposés de 1 986 cm3, d'une puissance de I 50 ch à 6 000 tr/mn

      AJB à quatre roues motrices, moteur Steyr V 8 de 3,7 l, refroidi par air (remplacé ensuite par un moteur à soupapes en tête de 4425 cm3)

      Artesi (Italie - Palermo)

      Aston Martin 2 Litres Sport / DB 1 (Claude Hill) ; 6 cylindres en ligne, 1970 cm3 (82,5x92), soupapes commandées par tiges et culbuteurs, 90 ch à 4750 tr/mn, châssis dérivé de l'Atom, 1110 kg, 150 km/h ; 15 exemplaires, quelques-uns étant une réplique des modèles de compétition, d'autres ayant des carrosseries plus conventionnelles de 1948 à 1950, appelée 2 l Sport puis DB1 à la mort de David Brown (1949-1949)

      Austin A 70 Hampshire au Salon d'Olympia, à Londres (1954-1954)

      Austin A 90 Atlantic Sport, cabriolet, au Salon d'Olympia à Londres (1966-1966)


      Bandini (Ilario Bandini - Italie) (1956-1956)

      Beech Plainsman (Etats-Unis - Wichita)

      Beechcraft - Beechcraft Aeroplane Company (Etats-Unis)

      Bristol 400 (1951-1951)

      Bristol 401 ; style Touring ; 6 cylindres BMW, 2 litres 85 ch (1955-1955)

      Citroën 2 CV ; "diversement accueillie, la Citroën 2 CV est l'événement du Salon de l'auto. Le nombre de commandes allonge considérablement les délais de livraison" ; lancement du projet d'étude en 1935, cahier des charges de Pierre Boulanger "4 roues sous un parapluie, un véhicule économique et sûr, capable de transporter 4 personnes et 50 kg de bagages dans un maximum de confort" ; présentation de la TPV Michelin (très petite voiture) en 1936 ; 250 prototypes prêts en 1939 pour le salon ; 2 cylindres à plat 375 cm3, 8 ch à 3500 tr/mn (utilisation du pétrole lampant possible), 370 kg, 50 km/h ; ni clé de contact ni serrure, couvercle de coffre en toile, volant en tube métallique, essuie-glace mécanique (ne fonctionnant que véhicule en mouvement), jauge à essence par baguette à plonger dans le réservoir, pas de flèches ou clignotants, un seul stop... (1990-1990)


      Diversement accueillie, la Citroën 2 CV est l'événement du Salon de l'auto. Le nombre de commandes allonge considérablement les délais de livraison.

      Lancement du projet d'étude en 1935, cahier des charges de Pierre Boulanger "4 roues sous un parapluie, un véhicule économique et sûr, capable de transporter 4 personnes et 50 kg de bagages dans un maximum de confort". Présentation de la Citroën TPV (très petite voiture) en 1936, prototype de la 2 CV; 250 prototypes de Citroën 2 CV prêts en 1939. Présentation au salon de Paris (10.1948); 2 cylindres à plat 375 cm3, 8 ch à 3500 tr/mn (utilisation du pétrole lampant possible), 370 kg, 50 km/h. Ni clé de contact ni serrure, couvercle de coffre en toile, volant en tube métallique, essuie-glace mécanique (ne fonctionnant que véhicule en mouvement), jauge à essence par baguette à plonger dans le réservoir, pas de flèches ou clignotants, un seul stop... (235.000 F en 1950). 876 ex en 1949; moteur 425 en 1955; capote raccourcie, prolongée par un couvre- bagage en métal en 1958; couleurs au catalogue en 1959 (uniquement gris jusque là); mini tableau de bord remplaçant le compteur unique en 1963. 3e glace latérale (Azam) en 1965. 2 CV 4 (425 cm3) et 2 CV 6 (602 cm3) en 02.1970; 602 cm3 en 07.1979. série spéciale Charleston en 9.1980 (gros succès, maintenue au catalogue). arrêt de la fabrication en 3.1990 (Levallois), production poursuivie à Mangualde au Portugal (depuis premier semestre 1988). 5.114.966 ex (7.10.1948-27.07.1990) dont 3.868.631 berlines et 1.246.335 camionnettes, 6.956.895 au total avec 1.443.583 Dyane, 253.393 Acadyane et 144.953 Mehari

      Citroën type H ; carrosserie en tôle ondulée grise, 1 200 kg de charge

      Daimler 2,5 L special sports (Salon de Londres 1948) ; carrosserie Barker ; châssis et moteur DB18

      Denzel (Wolfgang Denzel - Autriche) (1960-1960)

      Dr. Ing. h.c. F. Porsche AG (Ferdinand Porsche - Autriche / Allemagne - Gmund / Stuttgart-Zuffenhausen)

      Eaglet -Silent Transport Ltd (Grande-Bretagne - Woking)

      Fend - FMR Tiger (Allemagne) (1961-1961)

      Ferrari 166 Sport, première Ferrari de route exposée au Salon de Turin ; habillé par la Carrozzeria Touring Superleggera ; V12 à simple arbre à cames en tête 1995 cm3 (60x58,8) 110 ch à 6000 t/mn, trois carburateurs, boîte 5, 780 kg, 190 km/h ; coupé deux portes 4 places à empattements de 2,50 et 2,62 m ; Touring conçoit pour Ferrari 14 châssis en 1949, plus de 45 en 1950 et 23 en 1951, puis 5 en 1952 et 3 en 1953, ce qui marque la fin de sa collaboration avec Maranello ; le coupé remporte les Mille Miglia en mai 1948

      En novembre 1948, Ferrari participe à son premier salon automobile, celui de Turin. Deux voitures sont exposées: une barquette 166 Mille Miglia et un coupé 166 Sport que l'on peut considérer comme la première Ferrari de route. Les deux sont carrossées par la Carrozzeria Touring Superleggera et marquent le début d'une fructueuse collaboration entre les deux firmes. Le modèle 166 est apparu en 1948 en version Sport. Il s'agissait d'un spider et d'un coupé tous deux carrossés par Allemano, équipés d'un V12 à simple arbre à cames en tête de 1995 cm3 avec trois carburateurs et développant 110 ch. Le coupé remportera les Mille Miglia en mai 1948.Celle que l'on peut considérer comme la première Ferrari de route fut présentée au Salon de Turin en novembre 1948. C'est en fait une 166 Sport, mais elle rompt délibérément avec le premier coupé Allemano des Mille Miglia. Elle est moins spartiate et plus élégante et le catalogue la propose sur deux empattements différents 2,50 m et 2,62 m. La 166 Inter, la première véritable Ferrari de tourisme, reprend le châssis et le V12 de la Sport, mais, avec un seul carburateur et un taux de compression moins élevé, il ne développe que 90 ch. Une quarantaine d'exemplaires furent produits entre la fin de l'année 1948 et janvier 1951.Touring carrossera 23 coupés 166 Inter entre novembre 1948 et 1951, dans le style de la 166 Sport du Salon de Turin 1948 en modifiant son dessin au cours des mois. D'autres carrossiers habilleront des 166 Inter. Alfredo Vignale sur un dessin de Giovanni Michelotti réalise huit coupés, tous légèrement différents, en 1951. Les Stabilimenti Farina quatre coupés et deux cabriolets en 1949, puis un autre cabriolet en 1950. Ghia carrossera un coupé qui restera unique en 1950 sur un dessin de Mario Boano, directeur de la carrosserie qu'il avait reprise à la mort du fondateur, Giacinto Ghia, en 1944. Un autre exemplaire unique, un cabriolet cette fois, sera carrossé en 1951 par Bertone.

      Ferrari 166 S ; dessin Allemano, 1 coupé (première Ferrari de Grand Tourisme à carrosserie fermée) et 1 spider ; V12 1995 cm3 (60x58,8) 110 Ch. à 6000 t/mn, 2ACT, boîte 5, 750 kg, 190 km/h ; empattement 2,62 m, biplace ; elle remporte la première des neuf victoires de Ferrari aux Mille Miglia avec Biondetti et Navone ; les deux premières Ferrari vendues sont deux spiders 166 Corsa, aux frères Soave (1953-1953)

      Ferrari fabrique 6 voitures en 1948. L'une d'elles, un coupé 166 S carrossé par Allemano, est la première Ferrari de Grand Tourisme à carrosserie fermée et, plus important, elle remporte la première des neuf victoires de Ferrari aux Mille Miglia avec Biondetti et Navone. Autre événement d'importance, Ferrari vend ses deux premières voitures, deux spiders 166 Corsa, aux frères Soave. Mais ce sont encore des voitures de course.

      Ferrari 166 spider Corsa ; dérivée de la 125S Competizione ; V12 1995 cm3 (60x58,8) 130 ch à 6000 t/mn, 2ACT, boîte 5, 780 kg, 210 km/h ; 1ère victoire de Ferrari aux Mille Miglia

      Ferrari 166 Grand Prix, sur base 125 ; V12 2.5, fonderie plus légère, suralimentation par compresseur, 225 ch ; 3 voitures au GP de Turin (05.09.1948) pour Giuseppe Farina, le Prince Bira et Raymond Sommer ; Sommer 3e derrière une Maserati et une Alfa Romeo, 2 abandons

      Fiat 1100S Coupé

      Fiat 500B

      Fimer (Italie - Milan) (1949-1949)

      Ford Anglia (Ford GB) (1953-1953)

      Ford Argentine (Argentine)

      Ford F-1, pick-up V8 65 ch (1956-1956)

      Ford Prefect

      Ford Taunus G73A/G93A ; reprise de la production, interrompue par la guerre (1939-1942 1948-1952) (1952-1952)

      Ford Vedette au Salon de Paris ; conçue d'après les plans d'une petite Ford conçue en 1943 et non construite aux Etats-Unis ; moteur Ford V8 1932 2.2 l 12 CV 66 ch 1932, 133 km/h ; sortie hâtive (moteur mal refroidi, faiblesse du joint de culasse et manque de rigidité châssis d'où une tenue de route imprécise) ; voiture améliorée en 1952 ; 105.757 exemplaires de 1948 à 1954

      FSO - Fabryka Samochodów Osobowych (Syrena - Pologne - Zeran, Varsovie)

      Fusi-Ferrero (Fusi - Italie - Milan) (1949-1949)

      Gatso - Gatford (Maurice Gatsonides - Pays-Bas) (1950-1950)

      Gebr. Beutler (Suisse - Thun) (1987-1987)

      Guerin-De Coucy (France)

      Holden FX (1953-1953)

      Hoppenstand (Etats-Unis - Greenville) (1949-1949)

      Hotchkiss au salon de l'Auto : pont arrière à denture hypoïde, roues avant indépendantes, ressorts hélicoïdaux au lieu des lames semi-elliptiques, adoption définitive des freins hydrauliques à simple circuit

      Humber Hawk

      Humber Pullman

      Imperia assemble des Vanguard sous licence après 1948

      Jaguar XK 120 ; roadster à carrosserie aluminium dessiné par Williams Lyons pour le Salon de Londres 1948 (retard de la nouvelle berline Mk VII) ; 6 cylindres en ligne 3442 cm3 (83x106), compression 7:1, 150 ch à 5000 tr/mn, boîte 4 vitesses, châssis à longerons et entretoises acier, 1321 kg, 201 km/h (120 pour 120 miles/hour) ; 1er moteur de grande série à double arbre à cames ; 12 055 exemplaires, dont 7.631 roadsters, 2.678 coupé et 1.769 cabriolets construits de 1948 à 1954 ; vainqueur des 24 h du Mans 1951 (1954-1954)

      Dans un pays épuisé et meurtri par la Seconde Guerre mondiale, Jaguar fait sensation au Salon de Londres de 1948. Alors que tous les constructeurs britanniques, prétextant la pénurie, présentent des autos ternes, la marque de Coventry n'hésite pas à lancer un roadster au caractère sportif affirmé. Baptisée XK 120 (pour 120 miles par heure), la nouvelle venue reçoit le premier moteur produit en grande série disposant d'un double arbre à cames en tête. A la fois souple et robuste, le fameux bloc XK (qui équipera les modèles de la firme pendant plus de trente ans) permet à la voiture de surclasser toutes ses rivales du moment. Proposée à un prix compétitif, la "120" rencontre un énorme succès. Mieux encore, folle de ses lignes, la clientèle américaine va se l'arracher, établissant ainsi pour longtemps la prospérité de Jaguar.

      Jeep CJ3A (1953-1953)

      Jeep Jeepster VJ2 (1949-1949)

      Jensen Straight 8

      Keller (George D. Keller Motors, ex Bobbi-Car - Etats-Unis - Huntsville, Alabama) (1949-1949)

      Lancia Ardea (série 3) ; 903 cm3, boîte 5 vitesses (1949-1949)

      Land Rover Defender au salon d'Amsterdam ; suspension à ressorts hélicoïdaux en 1983, moteur turbo-Diesel injection directe 1990

      Lotus Mk I de Colin Chapman, dérivée de l'Austin Seven

      Maserati 4 CLT (1949-1949)

      Maserati A6G CS (1953-1953)

      Mercedes 170 ; 4 cylindres 1777 cm3, 52 ch à 120 km/h, 1180 kg


      Monarch (Canada) (1961-1961)

      Monopole (France - Paris) (1951-1951)

      Moretti La Cita

      Morgan F Super

      Morris Minor, nouvelle voiture présentée au Salon de Londres (1970-1970)

      Morris Oxford (1955-1955)

      Morris Six MS

      Nacional R.G. (Ramon Girona - Espagne)

      Nelco Electric Company (Grande-Bretagne - Surrey) (1950-1950)

      Nissan Sedan DB (1953-1953)

      Panhard Dyna ; dérivée du prototype Grégoire de 1947 ; carrosserie en aluminium, moteur 2 cylindres à plat, 851 cm3, 42 ch à 5000 tr/mn, soupapes en tête à culbuteurs sur bloc borgne, double barre, remplacée en 1950 par un système à simple barre, entrainement de la distribution par pignons : couple de pignons à dentures en chevron ; construite en Allemagne sous le nom de "Dyna-Veritas"

      Panhard Dynavia; carrosserie très aérodynamique préfigurant la Dyna 54, moteur Panhard 28 ch, 130 km/h; prototype de la Dyna 54

      Paris-Rhône (France) (1949-1949)

      Peugeot 203, "l'américaine de Sochaux" : premiers essais d'organes mécaniques effectués début 1946 et prototype achevé au mois de mai ; modèles de pré-série en essais routiers au printemps 1947 ; xérie x03, présentée aux concessionnaires et à la presse fin 1947 et au public au salon de Paris 1948 ; 4 cylindres 1290 cm3 42 ch, coque autoporteuse (la première chez Peugeot) ; faute de matières premières, les délais de livraison s'allongent ; versions découvrable, break et utilitaires au Salon de l'automobile 1949 ; cabriolet en 1951 et coupé en 1952 ; elle est le seul modèle produit par Peugeot jusqu'à l'introduction de la 403 en 1955 ; après douze années de carrière et 685 828 exemplaires produits, la dernière Peugeot 203 sort de chaînes le 26 février 1960 ; le lion des armes de Franche-Comté apparaît pour la première fois sur les Peugeot 203 en 1948 (1960-1960)


      L'américaine de Sochaux : Dès 1944, dans une France occupée, Peugeot prépare dans l'ombre celle qui sera la remplaçante de la 202. A l'orée de l'année 1946, les premiers essais d'organes mécaniques sont effectués et le prototype est achevé au mois de mai. Prêts au printemps de 1947, les modèles de présérie effectuent alors les épreuves de la route. La commercialisation intervient au mois d'octobre 1948 mais la 203 connaît un lancement difficile puisque, faute de matières premières, les délais de livraison s'allongent. De conception moderne, la 203 inaugure une coque autoporteuse, une première pour Peugeot et reçoit un moteur de 1 290 cm3 et 42 ch dont la sobriété fera sa renommée. Esthétiquement, sa ligne harmonieuse et aérodynamique est un clin d'oeil aux berlines américaines. Dès le Salon de l'automobile 1949, la gamme s'étoffe avec l'apparition d'une découvrable, d'un break et d'une série d'utilitaires. Fidèles à sa tradition, Peugeot propose deux ans plus tard un cabriolet qui sera produit à 2 567 exemplaires jusqu'en 1956. En 1952, c'est au tour d'un coupé d'apparaître au catalogue. Il disparaîtra toutefois rapidement de la circulation. Modèle unique de la gamme Peugeot jusqu'au lancement de la 403 en 1955, la 203 assurera l'avenir du constructeur durant la période délicate de la Reconstruction. Après douze années de carrière et 685 828 exemplaires produits, la dernière Peugeot 203 sortira des chaînes le 26 février 1960.

      Peugeot Q3A (1950-1950)

      Polski-Fiat - Warszawa (Pologne) (2000-2000)

      Porsche 356, référence du dessin retenu (styliste Erwin Komenda, 7.1947) ; 2 voitures homologuées en août 1948 (Flat 4 VW 40 ch) et présentation au salon de Genève 1949 (slogan "conduire devient une élégance") ; roadster biplace à châssis tubulaire, bicylindre boxer, 1086 cm3 (64x73,5), compression 7,15:1, 40 ch à 4200 t/mn, 745 kg., 140 km/h ; 46 voitures construites en mars 1951 ; 70.000 exemplaires jusqu'en 1965 (remplacement par la 911) (1954-1954)


      Pup (Etats-Unis - Spencer) (1949-1949)

      Rik-Mobile (China Engineering Corporation - Etats-Unis - San Francisco)

      Simca Cabriolet 1200 Sport : Dessin de Pininfarina, construction chez Facel-Métallon ; Coupé 1200 Sport en 1949

      Sunbeam-Talbot 80

      Sunbeam-Talbot 90

      Talbot Saoutchik (1952-1952)

      Tasco (Etats-Unis - Hartford, Connecticut)

      Tatra 600 Tatraplan au Salon de l'Auto de Prague 1947, automobile au profil aérodynamique (Koprivnice, Tchécoslovaquie) ; 4 cylindres à plat 1959 cm3 (85x86) refroidi par air (ventilateur horizontal), installé à l'arrière, derrière l'essieu ; distribution à soupapes en tête, taux de compression de 6, deux carburateurs Solex, 52 ch à 3000 tours/minute ; embrayage monodisque à sec et boîte de vitesses à quatre rapports commandées sous le volant ; châssis-poutre ; 4 roues indépendantes, sur deux ressorts à lames à l'avant, par deux demi-essieux sur pivots et barres de torsion à l'arrière, amortisseurs télescopiques à liquide haute pression, direction à crémaillère ; freins à tambour hydrauliques à un seul circuit (deux circuits en version sportive) ; empattement 2,7 m, poids à vide 1200 kg, 150 km/h en pointe pour une consommation moyenne de 11 litres aux cent kilomètres ; production en série de 1948 à 1951, le montage des Tatraplan étant aux entreprises AZNP de Mladá Boleslav (voitures Skoda) ; 4220 véhicules construits dont plus de la moitié exportées vers divers pays du monde ; carrosserie à 4 places découvrable en 1950 (1951-1951)

      Ce nouveau Tatraplan, ainsi appelé par les spécialistes, fut présenté pour la première fois au public en 1947 au Salon de l'Auto de Prague. Comme la rapidité avec laquelle ce véhicule fut dessiné et fabriqué n'avait pas permis de dépister et d'éliminer toutes ses insuffisances, la direction de l'entreprise misa sur l'entrée sur le marché du véhicule pour le lancer sans pitié dans les compétitions automobiles afin d'en tirer le plus possible d'expériences. La sagesse d'une telle décision s'avéra pleinement justifiée. Les expériences acquises dans les compétitions permirent de remédier à bien des faiblesses techniques mais elles rapportèrent aussi des victoires inattendues. Au cours de compétitions dans les Alpes en 1949 (Internationale Osterreichische Alpenfahrt 1949), en classification absolue les quatre premières places furent enlevées par quatre Tatra 600 de série. Ce fut une réussite inouïe.

      Tucker ; 6 cylindres 9190 cm3, 150 ch à 4500 tr/mn, boîte 4 vitesses, 1850 kg, 180 km/h

      Volkswagen Coccinelle split window (1953-1953)

      Volkswagen Coccinelle cabriolet Reutter

      Warszawa - Fabryka Samochodow Osobowych (Gaz Podieba, Polski-Fiat - Pologne - Varsovie) (1968-1968)

      Zvezda-1, voiture de record russe ; moteur 350 cm2 42 ch, 2 cylindres 2 temps dérivé du DKW UL 350 (une chambre de combustion par paire de cylindre). refroidissement par eau, suralimenté ; transmission d'origine Mercedes-Benz ; Cx 0.13, 160 km/h (pilote Andrei Ponizovkin) ; performances améliorées sur la deuxième version, transmission 4 vitesses Oural (moto), 200 km/h

BdA 2011

L'automobile en 1949

      Création des permis de conduire B, C, F et D en France

      Suppression des tickets d'essence

      Le 14 septembre, à la Convention de Genève, unification de la signalisation routière internationale

      Sur la base Edwards de l'Air Force, le dysfonctionnement d'un composant ("strap transducer ") conduit le capitaine Murphy à édicter la "loi de Murphy" ; "Si quelque chose peut mal tourner, cela arrivera" (If anything can go wrong, it will) ; en France, dite LEM (Loi de l'emmerdement Maximum)

      A partir du 1er janvier 1949, la DKW de Düsseldorf est seule entreprise survivante de l'Auto Union d'Ingolstadt (Audi, Horch, DKW et Wanderer) ; Audi, à Zwickau, produit l'IFA F8, Wanderer disparaît et Horch deviendra la Sachsenring Kraftfahrzeug und Motorenwerk Zwickau sa en juillet 1957 (voitures F50 Trabant) ; la production DKW reprend en 1950 avec la type F 39 P Meisterklasse (2 cylindres 2 temps 700 cm3, 20 ch)

      Coupés hard top sans montants latéraux chez Buick, Cadillac et Oldsmobile

      Johnnie Parsons champion en Indy Car (AAA)

      Bill Holland gagne à Indianapolis sur Blue Crown Spark Plug (195.225 km/h)

      Reprise des 24 heures du Mans (dernière édition en 1939) : 1ère victoire de Ferrari aux 24 h du Mans avec Lord Selsdon - Luigi Chinetti sur Ferrari 166MM S, 3178,299 kms à 132,42 km/h de moyenne

      Il faut attendre 1949 pour revivre une nouvelle édition des 24 Heures du Mans. 100 000 spectateurs sont au rendez-vous sur un circuit rénové mais qui a conservé son développement de 13,492 kilomètres. Cette fin juin fleure bon la joie de revivre au son des moteurs de compétition et c’est une grande première pour un V12 : la Ferrari 166 MM de Chinetti-Selsdon s’impose devant un peloton hétéroclite de Delage 3 litres, de Frazer-Nash, de Simca 8 et de DB... C’est ensuite aux Talbot-Lago, puis aux Jaguar et aux Mercedes de faire les gros titres des journaux et des bruits de fond à la T.S.F... Pour sa première réapparition, en 1952, Mercedes innove avec ses moteurs à injection, une technique dérivée de l’aéronautique de guerre permettant de gagner de la puissance. C’est cette même année Jaguar dote ses modèles de course de freins à disques. Une véritable révolution permettant de gagner, à chaque ralentissement, de précieuses secondes. Le cap des 150 km/h est dépassé pour les vainqueurs et en 1953, le premier prototype de cinémomètre est utilisé (à des fins pacifiques) dans la désormais fameuse ligne droite des Hunaudières. C’est cette même année d’ailleurs que débute le championnat du monde des marques ouvert aux voitures de sport. L’émulation bat son plein et l’on assiste à deux beaux matches triangulaires en 1953 et 1954 entre Jaguar, Cunningham et Ferrari. Pour la première fois, le cap fatidique des 4 000 kilomètres en 24 heures est franchi avec Rolt et Hamilton (Jaguar C), vainqueurs en 53 mais devancés en 54 par la Ferrari 375 SP "Plus" de Gonzales-Trintignant. A chaque édition, I’A.C.O. fait le plein de participants et le public vient de plus en plus nombreux. Les plateaux sont variés et comprennent des modèles de toutes les cylindrées : depuis les petites Panhard de 611 cm3, jusqu’aux énormes Cunningham, Lancia D20 C et autres Allard J 2 X de 5,4 litres. L’édition 1955 courue les 11 et 12 juin offre une affiche somptueuse avec les Ferrari, les Jaguar, les Mercedes, les Aston Martin, les Bristol, les Gordini, les Porsche, les Triumph, etc. Mercedes, Ferrari et Jaguar sont directement aux prises avec leurs trois vedettes : Fangio, Castellotti et Hawthorn. Et puis, c’est de drame. Pour éviter la Jaguar de Hawthorn, Macklin (Austin) se déporte sur la gauche. Levegh qui arrive au volant de sa Mercedes tente de passer entre l’Austin et les fascines. Hélas, l’Austin sert de tremplin à la 300 SLR. Le train avant et le moteur de la Mercedes partent dans la foule. Il y a plus de 80 morts.

      Reprise du Rallye de Monte Carlo : 1er Trévoux-Lesurque sur Hotchkiss ; victoire de classe de la Renault 4 CV de Rosier-Rosier , 18e, Crapez-Franqueville-Imbert sur Talbot-Lago Record 4.5 litres équipée d'un dégivrage électrique par résistances fixées au pare-brise à l'intérieur par ventouses

      Le championnat NASCAR (Grand National) est créé le 16.6.1949 et est remporté par Red Byron devant Lee Petty

      MAP Diesel (France) : records des 200 km à plus de 183 km/h, des 12 h à plus de 175 km/h

      Giovanni Michelotti (Turin, 1912- 1980) monte son propre studio de style

      C'est sans doute le plus prolifique et le plus représentatif des stylistes des années cinquante et soixante. A l'âge de seize ans, il entra aux Stabilimenti Farina où il acquit une solide expérience de toutes les étapes de la création d'une carrosserie. En 1949, il monte son propre studio de style et travaille pour les plus grandes carrosseries de l'époque, Allemano, Bertone, Ghia et surtout Vignale avec lequel il est le plus disert. Il fonde sa propre carrosserie en 1960 tout en continuant à travailler pour les autres et notamment pour Triumph, pour qui il dessine les TR4, 5, 6, Spitfire et Stag, et pour Daf. Il est également le premier styliste italien à travailler pour un constructeur japonais en créant la Prince Skyline en 1961, puis la Hino Contessa Sprint en 1962. Le studio Michelotti, dirigé par le fils de Giovanni, édgardo, ferme ses portes en 1992.

      Accord de coopération entre Peugeot et Battista Pininfarina

      Premier V8 culbuté Cadillac, un V8 5.4 litres

      Poussoirs hydrauliques sur les Buick depuis 1949 (inscription Buick FireBall en rouge au lieu de bleu)

      Mobil Oil sur le marché français, résultant de la fusion de la Vacuum Oil Company et la CIP (Compagnie Industrielle des Pétroles) ; filiale de Mobil Oil Corporation (USA) ; raffinage de produits pétroliers, fabrication de lubrifiants, distribution, commercialisation

      Overdrive à train épicycloïdal Laycock-De Normanville ; réalisation Edgar de Normanville (GB) sur une commande de Lucas ; monté d'origine sur Bristol 405, Austin-Healey, Sunbeam-Alpine, Jensen Interceptor et 541 ; monté sur demande sur Doretti, Humber Hawk, Jaguar M et XK 140, Sunbeam Mk III, Triumph TR 2 et TR 3, etc. ; adaptable sur Triumph Renown, TR 2 et TR 3, Standard Vanguard, Ford Zephyr et Consul, Austin A 70 et A 90, etc. ; monté sur Simca Vedette sous le nom de Rushmatic (système de commande particulier)

      Brevet n° 658.387 du 26 septembre 1949 pris par Earl S. Mc Pherson, ingénieur de la Ford Motor Company ; travaux commencés en 1947, la Ford Consul étant la première voiture équipée d'une suspension Mc Pherson

      Serrures de portières de sécurité sur les Mercedes

      Création de la SFPO (Société Française des Procédés Oldham), batteries Oldham en 1980

      Abarth & Co. (Carlo Abarth - Italie - Turin) ; Carlo Abarth fonde, avec Armando Scargliarini la société Abarth & Co, le 15.4.1949, sous le signe du scorpion (signe zodiacal de Carlo Abarth) ; présentation de la 505 au Salon de Turin 1950 ; 4 départements en 1955 ; amélioration des voitures de série, construction de voitures de sport, construction de voitures de course et de records, fabrication d'accessoires (1971-1971)

      Aérocar (France - Paris) (1951-1951)

      Allard P1, berline 4 places ; V8 Mercury 3917 cm3, 90 ch à 3800 t/mn (1952-1952)

      Allard J2, conçue pour la compétition ; V8 Cadillac, 5400 cm3, 160 ch à 4200 t/mn, boîte 3 vitesses, 900 kg, 180 km/h (1954-1954)

      Armstrong Siddeley Whitley

      AWZ - Automobil Werke Zwickau (ex-Audi 1909, August Horch - Allemagne - Zwickau) (1991-1991)

      BMW 340 (1954-1954)

      BMW Veritas Rennsportwagen

      B.M.W - Boulevard Machine Works (Etats-Unis - Los Angeles, Californie) (1966-1966)

      Bond Cars Ltd (Grande-Bretagne - Preston, Lancashire et Tamworth (Reliant)) (1976-1976)

      Borgward Hansa au salon de Genève, 1500 cm3 à carrosserie ponton autoportante ; Borgward est la première usine allemande à reprendre la production civile après la guerre

      Brandt (France - Draveil) (1950-1950)

      Bristol 401 ; dessin aérodynamique de Touring, carrosserie Supoerleggera (panneaux en aluminium) ; 6 cylindres 1971 cm3 85 ch, 155 km/h

      BRM - British Racing Motor Research Trust - British Racing Motors (Owen Organisation - F1 - Grande-Bretagne) (1974-1974)

      BRM V16 Mark I Type 15 ; présentée le 15 décembre 1949 par Peter Berthon (moteur) et Raymond Mays; moteur BRM V16 à 135° (2 V8 en tandem), 1488 cm3, 4 ACT, compresseur centrifuge Rolls Royce à deux étages, boîte de vitesses transversale à l'arrière, suspension oléopneumatique ; victoire à Goodwood 1950 hors championnat, participe à un seul Grand Prix en 1951 (Silverstone, 5e Reg Parnell, 6e Peter Walker), forfait à Monza (moteurs cassés aux essais) ; en 1952 et 1953, les BRM V16 sont en Formule libre (changement de réglementation en Formule 1), pilotes Fangio et Gonzales ; freins à tambours remplacés par des disques, carrosserie plus basse en 1953-1954 (1955-1955)

      Buckler Mark V Airflow

      Cadillac Coupé de ville, V8 5160 cm3, 160 ch à 3800 kg, boîte automatique 4 rapports, 1800 kg

      Chevrolet 2100 De Luxe berline (1954-1954)

      Chevrolet De Luxe Station Wogon (1952-1952)

      Chevrolet Fleetline berline et coach fastback (1951-1951)

      Chevrolet Styleline / De Luxe cabriolet (1952-1952)

      Chevrolet Styleline berline et coach (1952-1952)

      DB Coupé Sport 2 litres au Salon de Paris ; c'est à partir de ce 8ème modèle que Citroën refuse de livrer des mécaniques aux "bricoleurs de Champigny"

      Dechaux (France - Paris) (1950-1950)

      Del Mar (Etats-Unis - San Diego, Californie)

      Delahaye 175 Saoutchik ; 6 cylindres 4455 cm3, 160 ch à 4000 tr/mn, boîte 4 vitesses, 445x172 cm, 2050 kg, 165 km/h

      Dellow (Grande-Bretagne) (1959-1959)

      DKW 3/6 : moteur 3 cylindres 2 temps ; la production DKW reprend en 1950 avec la type F39P Meisterklasse

      Edwards (E.H. Edwards - Etats-Unis - San Francisco, Californie) (1955-1955)

      Fermi (Italie - Treviso)

      Ferrari 166 Inter, première véritable Ferrari de tourisme, présenté au Salon de Paris ; châssis et V12 simple arbre de la Sport, 1995 cm3 (60x58,8), mais, avec un seul carburateur et un taux de compression moins élevé, 90 ch à 6000 tr/mn, boîte 5, empattement 2,42 m, 850 kg, 190 km/h ; quarantaine d'exemplaires furent produits entre la fin de l'année 1948 et janvier 1951 ; Touring carrosse 23 coupés de 1948 à 1951, Vignale 8 coupés en 1951 (dessin Michelotti), Farina 4 coupés et 2 cabriolets en 1949 et 1 cabriolet en 1950, Ghia 1 coupé en 1950 (dessin Mario Boano), Bertone 1 cabriolet en 1951 ; premier cabriolet Ferrari, un 166 Inter carrossé par les Stabilimenti Farina, exposé au Salon de Genève, en mars 1949 (1951-1951)

      Cette année marque l'apparition des premières vraies Ferrari de tourisme, les 166 Inter. Le premier cabriolet Ferrari, un 166 Inter carrossé par les Stabilimenti Farina, est exposé au Salon de Genève, en mars 1949. C'est également la première apparition de Ferrari aux 24 Heures du Mans avec deux 166 MM, pilotées par Luigi Chinetti (pendant près de 23 heures!) /Lord Selsdon (sous le nom duquel elle est engagée) et Ferret/Lucas qui abandonneront. Première des neuf victoires de Ferrari et d'un V12 au Mans. Deuxième victoire aux Mille Miglia avec Biondetti/Salani sur 166 MM.

      Ferrari 166 MM, annoncée fin 1948, considérée comme la première grande Ferrari compétition client ; dessin Touring, présenté au salon de Paris pour la première apparition de Ferrari ; coupé deux portes 4 places à moteur V12 1995 cm3 (60x58,8) 140 ch à 6000 t/mn, 2ACT, boîte 5, 780 kg, 190 km/h ; empattement 2,25 m ; première apparition de Ferrari aux 24 Heures du Mans, pilotées par Luigi Chinetti (pendant près de 23 heures!) /Lord Selsdon (sous le nom duquel elle est engagée) et Ferret/Lucas qui abandonneront. Première des neuf victoires de Ferrari et d'un V12 au Mans ; deuxième victoire aux Mille Miglia avec Biondetti/Salani sur 166 MM (1951-1951)


      Aurelio Lampredi à la tête des bureaux d'études de Ferrari Maranello en septembre 1949. nouveau V12 ("Lampredi") atmosphérique, évoluant jusqu'à 4.5 l pour le GP de Monza en septembre 1950. 1ère victoire en Espagne avec Alberto Ascari en octobre 1950. L'ingénieur Colombo retourne chez Alfa Romeo.

      Fiat 500 B Topolino ; 4 cylindres placé devant l'essieu avant, 569 cm3, 16.5 ch à 4400 tr/mn, radiateur monté derrière le moteur, boîte 4 vitesses, 322x133 cm, 610 kg, 95 km/h ; la Fiat 500 est la plus petite voiture du monde construite en grande série, avec deux sièges confortables et un coffre à bagages relativement spacieux


      La Fiat 500 était la plus petite voiture du monde construite en grande série. Malgré sa taille elle était équipée d'un moteur à quatre cylindres. Sa deuxième particularité était la disposition du moteur placé devant l'essieu avant et du radiateur monté derrière le moteur. La Topolino offrait deux sièges confortables et un coffre à bagages relativement spacieux.

      Fiat 500 C Topolino ; carrosserie modernisée, améliorations de détail sur le moteur, un chauffage et un système de désembuage ; la roue de secours passe de l'extérieur à l'arrière, sous le coffre à bagages ; 4 cylindres, 569 cm3, 16.5 ch à 4400 tr/mn, 95 km/h ; 376 370 exemplaires vendus (1955-1955)

      Ce modèle se distinguait de la Fiat Topolino B par une carrosserie modernisée des améliorations de détail sur le moteur un chauffage et un système de désembuage. La roue de secours était passée de l'extérieur de l'arrière sous le coffre à bagages. La forme générale était inchangée. La 500 C a été vendue à 376 370 exemplaires.

      Fiat 750 MM Topolino

      Fiat 1500

      Ficosa Group (José María Pujol and José María Tarragó - Espagne - Barcelone)

      Ford Custom (1951-1951)

      Ford Taunus de Luxe (USA) ; 4 cylindres, 1172 cm3, vilebrequin à 3 paliers, 34 ch à 4250 tr/mn, embrayage monodisque, essieu avant incurvé pour abaisser le centre de gravité, augmentation de débattement par une nouvelle disposition des amortisseurs et des barres anti-roulis, 105 km/h ; livrée à partir de 1952 (1951-1951)

      La Ford Taunus eet livrée à partir de 1952. Sa carrosserie a été clairement adaptée aux besoins des années 50 comme en témoignent sa forme et surtout les efforts déployés pour offrir une meilleure habitabilité. Le vilebrequin du moteur Taunus reposait sur trois paliers il était relié à la boîte de vitesses par un embrayage monodisque à sec. Pour abaisser le centre de gravité l'essieu avant était incurvé et l'augmentation de débattement apportée par une nouvelle disposition des amortisseurs et des barres anti-roulis a donné à la voiture une tenue de route satisfaisante. L'équipement intérieur était destiné à satisfaire les utilisateurs exigeants.

      Fuso - MFTBC Mitsubishi Fuso Truck & Buses Company - Mitsubishi Fuso Motors Sales Co Ltd (Japon)

      Ghia-Aigle (Suisse - Aigle) (1986-1986)

      Giaur (Italie) (1954-1954)

      Glasspar (Etats-Unis) (1955-1955)

      Gregory (Etats-Unis - Kansas City)

      Guthrod-Superior (Wilhelm Guthrod, usine de motos Standard - Allemagne) (1954-1954)

      Hartnett (Sir Laurence John Hartnett - Australie) (1955-1955)

      Honda (Japon) ; fabrication de motocyclettes ; automobiles en 1960

      Hotchkiss au salon de l'Auto : projecteurs de complément phare antibrouillard Marchal 630, phare de pointe Marchal 632 (non obligatoire au Code de la Route)

      Hotchkiss 864 S 49, moteur 4 cylindres, berline Artois et coach Roussillon

      Hudson Commodore

      I.F.A. (ex-Audi - Allemagne - Zwickau / Eisenach) ; à partir du 1er janvier 1949, la DKW de Düsseldorf est seule entreprise survivante de l'Auto Union d'Ingolstadt (Audi, Horch, DKW et Wanderer) ; Audi, à Zwickau, produit l'IFA F8, Wanderer disparaît et Horch deviendra la Sachsenring Kraftfahrzeug und Motorenwerk Zwickau sa en juillet 1957 (voitures F50 Trabant) (1956-1956)

      IFA F8, propduite par Audi, à Zwickau

      IMP (Etats-Unis - Glendale) (1950-1950)

      Jaguar Mark V

      Jensen Interceptor Coupé ; coupé 2 portes ; 6 en ligne, 3993, 87x111, 7,2:1, 130 ch à 4000 t/mn, 1270 kg, 155 km/h (1957-1957)

      Kurtis Sports Car - KSC - Kurtis Kaft Inc (Frank Kurtis - Etats-Unis - Los Angeles, Californie / Glendale, Californie) (1962-1962)

      Lancia Ardea (série 4)

      Land Rover Serie I

      Leone (Italie - Turin) (1950-1950)

      Lotus Mark 2, moteur Ford

      Mercedes-Benz 170 D, 1697 cm3, 38 ch à 3200 tr/mn

      Mercedes-Benz 170S Cabriolet A

      Mercury Roadster (1951-1951)

      Meteor (Canada)

      Météor (France - Zone fr. d'occupation) (1952-1952)

      MG TD Midget ; croisement entre la carrosserie TC existante et le châssis Y ; 4 cylindres, 1250 cm3, 55 ch à 5200 tr/mn, pont arrière hypoïde, suspension à quatre roues indépendantes à bras transversaux à ressorts hélicoïdaux et direction à crémaillère, roues plus petites, freins améliorés ; carrosserie élargie de 10 cm à l'intérieur, 885 kg ; 120 km/h, 0 à 100 km/h en 258 secondes, entre 9 et 12 litres aux 100 kilomètres (1953-1953)

      La carrosserie de cette voiture est le résultat d'un croisement entre la carrosserie TC existante et le châssis Y. La TD avait une suspension à quatre roues indépendantes à bras transversauxà ressorts hélicoïdaux et une direction à crémaillère. Les roues étaient plus petites les freins améliorés un essieu arrière hypoïde faisait son apparition et la carrosserie était élargie de 10 cm à l'intérieur. La MG TD Midget passait de 0 à 100 km/h en 258 secondes et consommait entre 9 et 12 litres aux 100 kilomètres.

      Morere

      Morris Six (1953-1953)

      Nordec - North Down Engineering Company (Grande-Bretagne - Whyteleafe, Surrey)

      Oldsmobile : moteurs V8 Rocket 4595 cm3, 135 ch (240 ch en 1965)

      Opel Kapitän ; 6 cylindres, 2473 cm3, 56 ch à 3500 tr/mn, 125 km/h ; nouvelle calandre en 1951, décrochement arrière plus marqué et vitre de custode agrandie (1953-1953)

      La Kapitän du printemps 1951 a reçu une nouvelle calandre. Le décrochement arrière était plus marqué et la vitre de custode agrandie. Son châssis était affiné ainsi que la direction et les freins. Le passage du taux de compression de 6:1 à 6.75:1 s'est traduit par une augmentation de puissance de 55 à 67 ch.

      Panhard Dyna 745 cm3 (79,5x75), puissance portée à 35 ch ; en 1950, la production annuelle de la Dyna dépasse les 10 000 unités et, vu le succès obtenu par la version normale, on songea à réaliser également une version sportive

      Peugeot 203 découvrable, break et utilitaires au Salon de l'automobile

      Plymouth Deluxe/Special Deluxe berline (1950-1950)

      Rolls Royce Silver Dawn ; 6 cylindres en ligne 4257 cm3 (à partir de 1953, 4566 cm3 par augmentation de l'alésage) ; transmission automatique disponible ainsi qu'un coffre de plus grande dimension ; première carrosserie "usine" (1955-1955)

      Rolls Royce Silver Wraith ; 6 cyl. en ligne, 4257 cm3 puis 4566 cm3 en 1951, un carbu Zénith, 135 ch à environ à 4000 t/mn ; boîte automatique Rolls Royce GM Hydramatic en option en 1952, 4 tambours (1955-1955)

      Roussey frères (France - Meudon) ; P. P. Roussey (1951-1951)

      Rover P4 (1954-1954)

      Saab Automobil AB - Svenska Aeroplan AB (Suède - Linköping) ; production d'avions par la Svenska Aeroplan AktieBolaget en 1938 ; premières automobiles fabriquées inspirées des DKW 2 temps ; la société devient Société Saab-Scania AB en 1968, les division Scania et Division Automobiles Saab étant créées en 1972


      Saab 92 (1952-1952)


      Scarab, dérivée de la voiture volante Skycar de l'ingénieur en aéronautique William Bashnell Stout (1932) ; première monospace de l'histoire

      S.I.A.T.A. (Societa Italiana Auto Transformazioni Accessori - Italie - Turin) (1970-1970)

      Simca 8 Coupé 1200 Sport : dessin de Pininfarina, construction chez Facel ; Sport / Plein Ciel / Océane ; comme 1200, sauf rapport volumétrique 7,75/1), 51 CV à 4.800 t/m, 8,9 m/kg à 3.200 t/m, couple 9 x 40, longueur 4,100 m, largeur 1,550 m, hauteur 1,300 m, poids du châssis nu 450 kg (1961-1961)


      Singer SM 1500 ; berline 1506/1497 cm3 à arbre à cames en tête (1954-1954)

      Sofravel (France) (1950-1950)

      Talbot Saoutchik Roadster

      Tatra T 600 Tatraplan (1952-1952)

      Taylor-Dunn (R.D. Taylor - Etats-Unis - Los Angeles) (1966-1966)

      Triumph Mayflower (1953-1953)

      Triumph Renown (1952-1952)

      Volkswagen Coccinelle cabriolet Karmann (Wilhelm Karmann) ; cabriolet 4 places ; série de 1000 exemplaires commandée par VW ; 10.000 exemplaires en 1950 (1955-1955)

      The Wayne Works (Etats-Unis - Wayne County, Indiana) (1956-1956)

      ZIM - Zavod Imjeni Molotova (URSS - Gorki) ; marque de voitures russes. dénommée également GAZ 12, produite par l'usire d'automobiles Molotov de Gorki (Gaz) de 1950 à 1959


      ZIM 12 : moteur 6 cylindres de camion à essence, 3480 cm3 (82x110), compression 6, 90 ch à 3 600 tr/mn, soupapes latérales, carburateur double corps, boîte 3 vitesses ; structure cadre, suspensions à triangles superposés avant (ressorts hélicoïdaux), essieu rigide arrière (ressorts à lames) ; longueur 5.53 m, largeur 1.90, hauteur 1.66, empattement 3.20, voies AV/AR 1.45/1.50, poids 1 800 kg, 125 km/h ; la ZIM cesse d'être produite en 1959 et est remplacée par un modèle plus luxueux dénommé "Chaika" et portant le sigle GAZ 13


      Marque de voitures russes. dénommée également GAZ 12, produite par l'usire d'automohiles de Gorki (Gaz) de 1950 à 1959. Le sigle ZIM est l'abréviation de Zavod Imjeni Motova usine Molotov). qui fut le nom porté pcndant un certain temps par l'établissement dr Gorki. La ZIM 12 vient combler le trou existant entre la Pobieda et la Z1S 110.

      ZIS 115 ; moteur 8 cylindres 180 ch, 7.3 tonnes (blindage), 140 km/h